A film récent, master immaculé, et c’est bien la moindre des choses. D’un point de vue du transfert, Paramount demeure fidèle à ses ambitions et nous propose une édition soignée même si perfectible en terme de définition. La compression ne laisse transparaître que de rares artéfacts, les couleurs sont parfois un peu trop chaudes, mais globalement, l’éditeur s’en tire avec les honneurs.
Les deux mixages Dolby Digital 5.1 demeurent très classiques et fidèles à ce que l’on attend d’une comédie romantique. On préfèrera toutefois la version originale pour son ouverture surround indéniablement plus large et plus généreuse dans sa restitution des différentes ambiances. En revanche, il s’agit bel et bien d'un doublage pour le québec avec un léger accent sur la prononciation des noms propres mais doublé par Gérard Depardieu en personne pour son personnage.
Une succession de featurettes sans le moindre intérêt, ne dépassant que très rarement le stade du promotionnel. On y apprend notamment que le projet fut en développement pendant 23 ans (!!) et chacun y va de son petit mot , se félicitant et se congratulant. (Last Holiday packing light (15mn25 – vost), Last Holiday last look (7mn47 – vost), Last Holiday 23 years in the making (7mn14 – vost). On trouve ensuite deux scènes coupées au montage (vost) qui méritent à peine le détour, les recettes de deux plats mangés dans le film (pourquoi pas) et enfin un Lot de bandes annonces.
Apprenant qu’elle n’a plus que quelques jours à vivre, Georgia Byrd décide d’aller dépenser tout son argent dans un palace où officie le maître cuisinier Monsieur Didier. Et puis… cest tout
Si l’on se demande encore ce que Wayne Wang est venu faire dans cette galère, un phénomène demeure encore plus inexpliquable : Que trouve t’on à Queen Latifah pour qu’on est d’une part encore envie de lui écrire des scénario, et d’autre part pour que le public américain la célèbre comme une actrice de talent. Si Chicago peut être jugé comme une « erreur de parcours » (seul bon film de sa carrière) le phénomène Latifah demeure incompréhensible.
Mais au-delà de ses piètres qualités de comédiennes, on ne trouve pas grand-chose pour sauver le film du naufrage annoncé : un scénario insipide et prévisible dès les trois premières minutes, une distribution imbuvable (mais que diable Depardieu est il venu faire dans cette galère ?) et une réalisation « à la papa » digne du premier tâcheron hollywoodien.
Un conseil : revoyez l’original !
Par Stéphane Mille