Après un début difficile (3 minutes tout au plus), l'image s'améliorent grandement pour atteindre un niveau globalement très convaincant. La définition est au top et la compression s'en sort plutôt bien.
En revanche sur certains plans un grain parasite assez méchant vient perturber la vision (scène du nigth-club). Les couleurs manquent d'éclat mais donne à l'ensemble un certain cachet avec des teintes légèrement surannées. On reconnaît parfaitement la photo de The party ou des premiers Panthères roses.
Des pistes DD 2.0 bien trop sages. En VO, seules les moments forts du film (night-club, fin du film...) sont accompagnés d'une dynamique appréciable. Le reste est malheureusement confiné à l'avant avec une stéréo faiblarde.
La VF met une fois de plus les vois excessivement en avant en bouffant les 4/5 des bruits d'ambiance. Le doublage est écoutable mais la voix de Bruce Willis n'est pas celle que l'on connaît actuellement.
Mention spéciale pour les sous-titres français qui ont tendance à adapter à leur façon le film avec l'invention de mots tel que ''marrade'' ou l'utilisation abusive (mais drôle) de ''tintin'' à toutes les sauces. A Lire !
Un menu fixe qui annonce directement la couleur. Rien sinon 5 bandes annonces en VO/ST plein cadre : celle du film, de Jerry Maguire, Pour le pire et pour le meilleur, Nuits blanches à Seattle et Le mariage de mon meilleur ami
Walter Davis (Bruce Willis) a réussi sa vie. Tout va bien jusqu'à l'apparition de Nadia Gates (Kim Basinger) et de son léger problème de boisson. Tout va alors chavirer
Malgré la présence de Bruce Willis tout droit sorti de MoonLighting et de Kim Basinger pas encore remise de son strip-tease de 9 1/2 semaines, on assiste à un véritable film de Blake Edwards. Directement dans la lignée de The Party et des Panthère rose. Après un début assez rapide mais pas des plus réussis, la mécanique du rire s'enclenche, sublimement carrée et huilée. Chaque personnage est utilisé à la perfection avec une mention spéciale pour l'ancien amant jaloux (John Larroquette qui en fait des tonnes) et son juge de père.
Paradoxalement le film s'inscrit parfaitement dans la mouvance cinéma des années 80 avec son mauvais goût caractérisé (costumes, coiffures, décors...) et s'en détache par sa photo volontairement vieillotte et son comique de situation hérité des comédies des années 60. Le final (ou l'avant final) avec son numéro de théâtre de boulevard et ses portes qui n'en finissent pas de claquer fonctionne à merveille. Sûrement le dernier bon film de ce génie du cinéma. De toute façon, un film qui se permet de perdre 4 minutes de son temps pour nous montrer le trop rare Stanley Jordan dans un exercice de tapping à 2 mains ne peut être que bon !
Par Georges Léger