Un transfert qui respecte à merveille l'univers qu'à voulu créer Wayne Wang en restant le plus proche possible de la vérité par des teintes très naturelles. La définition est tout ce qu'il y a de plus convenable et le pressage ne souffre d'aucun défaut de compression.
Seul petit reproche, le film aurait pu gagner en luminosité.
En français comme en anglais, les pistes stéréo sont de très bonne facture. Les dialogues sont clairs et les ambiances correctement rendues sur les voies avants.
Un menu fixe agrémenté de quelques phases et ambiances sonores tirées du film.
Coté supplément, si l'on fait abstraction du fait que les deux film sont présent sur le même DVD, TF1 ne nous offre pas grand chose. Tout ce que l'on trouve, ce sont quelques notes sur Wayne Wang et sur Paul Auster et un accès DVDROM.
Mais ne soyons pas difficile...Ils ont tout de même fait l'effort d'offrir deux superbes films pour le prix d'un.
L'écrivain Paul Benjamin (William Hurt) achète ses cigares chez Auggie (Harvey Keitel). Il mène une vie un peu recluse depuis le décès de sa femme. L'arrivée du jeune Rashid va changer sa vie.
Tout simplement excellent
En adaptant pour le grand écran le roman de Paul Auster, réalisateur du brillant Lulu on the Bridge avec Harvey Keitel et Mira Sorvino disponible en zone 1, le réalisateur Wayne Wang (Le club de la chance) met en images un superbe hymne aux ambiances des quartiers de New York, le tout en suivant une trame scénaristique émouvante et drôle.
Wang se pose plus en voyeur qu'en réalisateur et suit ses comédiens là où ils l'emmènent.
Forest Whitaker est une nouvelle fois extraordinaire et fait preuve d'une sensibilité à fleur de peau très émouvante. Les autres (Keitel, Hurt...) ne sont bien entendu pas en reste et apportent à ce film une touche bien personnelle qui fait que l'on accroche au film, très lent par ailleurs, sans jamais en décrocher.
Le scénario de Paul Auster, respecte parfaitement le déroulement de son roman et nous balade de personnages en personnages en s'attardant avec une grande passion sur les rapports étroits qui peuvent les lier les uns aux autres.
Un film qu'il faut avoir vu.
A noter que le DVD de Lulu on the Bridge, cité plus haut, n'existe malheureusement qu'en format plein cadre mais c'est mieux que rien.
Par Pascal Faber