Nous avons ici affaire a une édition petit budget, et ça se ressent. L'original n'a pas une image éblouissante car le master provient de la version française elle-même basée sur l'américaine, et la compression est juste suffisante. Au final on se retrouve donc avec l'équivalent d'un produit vidéo, bruité et flou par moments, avec une image d'époque légérement délavée.
Mais au vu du prix, c'est somme toute acceptable.
La version francaise mono n'est pas un exemple du genre... Elle a été enregistrée par dessus la version américaine ! On entend même des phrases en anglais par moments ! Un souffle plus ou moins audible est présent tout du long, et à plusieurs reprises, le son sature. Le doublage, façon fin années 70, est d'un goût parfois douteux, et en tous cas pas du tout remasterisé. Quant à la musique, elle passe en retrait dès qu'interviennent les dialogues doublés.
Le désert total. On a juste une page d'accueil et un chapitrage rachitique (12 parties) sur vignettes fixes. En plus ce n'est pas vraiment beau...
Le turbulent Wong Fei Hung (Jackie Chan) est confié par son père à So Hachi pour qu'il lui enseigne le sens de la vie et le kung-fu à la dure. Ce maître pratique une technique très particulière, celle de l'Homme Ivre
D'emblée, il faut savoir que cette version est un montage américain, qui a été tronqué d'une bonne vingtaine de minutes. Et on le sent au niveau de la continuité, vu que certaines scènes tombent comme un cheveu dans la soupe. Mais après tout, si l'on regarde Drunken Master, ce n'est pas pour le scénario -la simple trame de l'initiation du jeune turbulent-, mais bien pour les fabuleuses scènes de wu-shu !
Jackie Chan est encore jeune et au début de son art, mais en le voyant exécuter toutes ces scènes, on ne peut que rester ébahi. L'homme îvre, le singe, tout est d'une fluidité exemplaire et d'une précision absolue, grâce il est vrai au travail du grand chorégraphe Yuen Woo Ping. Une grande leçon par un des plus grand maîtres, à prendre telle quelle.
Un en-cas en attendant Drunken Master 2 en tous cas.
Par Mister P