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Zone 2
Eagles Vision
1974
Musique

Format 1.33 - 4/3 uniquement - DTS - Simple couche

Langages : Anglais DTS & DD 5.1

Sous-titres : Aucun sous-titres

MAHAVISHNU ORCHESTRA : LIVE AT MONTREUX 1974-1984
Réalisateur: Jean Bovon, François Jaquenod
Acteurs : John McLaughlin, Jean-Luc Ponty , Gayle Moran, Bill Evans
Durée : 150 minutes
Suppléments : Bonus Tracks - Audio Only
Power of love, Smile of the beyond, vision is a naked sword, sanctuary
Date de sortie DVD : 24 Septembre 2007
Critique Image
Avec ce double DVD Mahavishnu Orchestra : live at Montreux 1974/1984, nous avons une fois de plus entre les mains la preuve éclatante de l'ingéniosité des techniciens du festival. Qu'on soit en 1974 ou en 1984, ils semblent rivaliser d'idées pour contourner ou bien prendre en compte une scène trop restreinte qui limite les possibilités de filmage d'un groupe en concert. Car en une décennie, l'espace de jeu garde ses dimensions étroites, il n'y a que les éclairages qui changent : d'abord très forts (au point de faire passer une prestation pour plus récente qu'elle ne l'est en réalité) puis tamisés et mystérieux. Par ailleurs, cette baisse de lumière et donc d'énergie est à l'image de la musique, elle en est l'image même, puisqu'en dix ans les musiciens se sont considérablement assagis. Rien d'étonnant donc à ce que la façon de filmer change elle aussi d'un disque à l'autre. Le premier rachète un manque d'images criant par rapport à la durée du concert (plus de la moitié n'en est disponible qu'en bande-son !), le second, quant à lui, s'adapte tant bien que mal aux modifications survenues dans la bande à McLaughlin.


Le Volume 1 place le guitariste au centre de l'ensemble, c'est donc son image qui ouvre et clôt les tours successifs qui passent en revue les accompagnateurs. Ce choix, quoiqu'admiratif devant la virtuosité de l'Anglais, ne rabaisse pas pour autant les autres au rang de simple faire-valoir. L'alternance du point de vue des caméras dessine devant nous un cercle qui traduit habilement la structure elle-même cyclique des compositions. La « rondeur « de la mise en scène approche l'idée d'un groupe sans hiérarchie où chacun joue à parts égales et finit par former comme un disque solaire, le même qu'on voit sur la jaquette. Ici, la captation fait plus que graver un concert dans l'éternité. Elle obéit au principe fondateur de la fusion, celle-là même qui la différencie de la tendance free : musiciens, lâchez-vous, mais surveillez vos dérapages.
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Tant que vous ne quittez pas le cercle, vous êtes libres. Le miroir de cet étrange paradoxe, c'est le travail sobre des opérateurs. S'ils se permettent quelques prouesses visuelles (le visage du batteur cadré entre deux manches de guitare parallèles), ils demeurent cependant soucieux de nous aider à nous repérer dans l'espace. Ils exécutent des mises aux points parfaits, évitent les zooms brusques et les travellings superflus. Le spectateur de son côté, récolte les fruits de cette précision : la fixité des moyens aboutit à un dynamisme inattendu, augmenté d'un piqué de l'image extrêmement fin, sans aucun artifice de compression.


Le Volume 2, lui, maintient ce haut niveau de réalisation au prix de quelques aménagements. Maintenant, il incombe aux techniciens de sortir le groupe de l'ombre et du silence, des années après son premier passage en Suisse. Ils se mettent donc à l'heure de la vidéo, ce nouveau joujou des années quatre-vingt, pour tenter d'élever un spectacle au-dessus de l'ordinaire.


Mais la musique a changé, elle a perdu de sa férocité et même si elle n'est pas du réchauffé pur, ce qu'elle propose à la place a tout d'un album easy listening. Les quelques fondus enchaînés et les angles de prise de vue audacieux, bref, toute une panoplie de moyens absents de la première performance ne suffisent pas toujours à compenser un relatif ennui de la partition ou à dissiper cette impression que l'ensemble joue devant une salle à moitié endormie.

Le public semble attendre que le courant passe après une coupure momentanée. Alors même que tout un arsenal de synthés japonais s'efforce de raviver notre curiosité, les opérateurs, eux, se cassent la tête pour ne pas laisser quelques jeux de lumière rose bonbon détruire l'homogénéité de la scène.



 
Critique Son
DVD musical oblige, un soin particulier a été apporté au confort de l'écoute. Sous la supervision de John McLaughlin lui-même, l'ingénieur du son Marcus Wippersberg a réalisé un mixage on ne peut plus satisfaisant, le tout à partir des enregistrements live de David Richards, véritable pilier du studio Mountain de Monaco. Les options audio comprennent trois variantes au choix : le PCM Digital Stereo, le Dolby Digital 5.1 et un DTS Digital Sourround Sound très efficace. La méticulosité des réglages importe, car comme il est dit plus tôt, une bonne partie du concert du Volume 1 n'est accessible qu'aux oreilles. Nos yeux doivent se satisfaire de quelques dessins de fond d'écran qui défilent au rythme de la musique.


 

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PifouBoy  10/10 Excellent article pour un groupe d'exception !