Après un premier coffret pour la mini série techniquement très correct, c'est au tour de la série qui lui fit suite de débarquer. On retrouve dans ce premier coffret les 10 premiers épisodes de la série. Techniquement parlant, les épisodes proposés dans leur format 1.33 d'origine, révèlent de nombreux petits défauts de pellicule mais jamais vraiment perturbant ; il faut prendre en compte le poids des ans. Les contrastes se voient correctement soutenus et l'ont aurait apprécier une palette colorimétrique un peu plus riche pour vraiment nous séduire. On notera également quelques petits artéfacts de compression.
En anglais comme en français, le mono d'origine ne fait pas de vagues et peinent à répondre vraiment à nos attentes. Si les dialogues accusent une clarté très acceptable, on regrette la présence d'un peu de souffle en arrière plan. Quoiqu'il en soit, la facture générale demeure correcte et si la série n'atteint pas le niveau de son ainé (techniquement et artistiquement), le visionnage demeure honnête.
Plus aucun bonus.
Un an après la victoire de la résistance sur les Visiteurs, le monde entier fête la libération alors que s'ouvre le procès de Diana pour crime contre l'humanité. Mais une flotte de vaisseaux mères attend patiemment derrière la Lune pour envahir à nouveau la Terre. Aidée par l'homme d'affaire Nathan Bates, Diana parvient à s'échapper tandis qu'Elizabeth se métamorphose en quelques heures en une jeune femme. Elle pourrait bien être l'élue, une figure mythologique capable d'unir les deux peuples.
Si la mini série originelle ne manquait pas de qualités artistiques et disposait d'un développement scénaristique intelligent, il faut malheureusement bien reconnaitre qu'à trop vouloir surfer sur le succès de son ainé, la série perd toute son âme. Passés les premiers épisodes où l'envie de retrouver nos tendres lézards est intacte, il faut malheureusement admettre que le n'importe quoi est de rigueur. La série part un peu dans tous les sens, perdant ainsi tout son message et sa pertinence. La marmelade Hollywoodienne est au rendez-vous afin de ratisser un public le plus large possible. V perd ainsi toute sa crédibilité et fait passé la minisérie au rang de série culte totalement dénaturée par l'appât du gain.
Par Stéphane Mille