box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

john cusack (28 Juin 1966 - )

50 films déjà ! A 41 ans, John Cusack (prononcez Quew-sac) est déjà apparu dans 50 long-métrages... et ce en moins de trente ans.

Entre stakhanovisme et discrétion, Cusack reste en effet un comédien hors cadre. Une véritable star qui reste cependant à l’écart des projecteurs et de la presse peole. Il est d’ailleurs le premier à dire que la célébrité est certainenement la pire chose pouvant arriver à un acteur... Engagé et marquant toujours plus son opposition à la guerre en Irak, il ne manqua pas de montrer son dédain pour l’administration Bush en décrivant sa vision du monde comme « déprimante, corrompue, illégale et tragiquement absurde ». Sur grand écran, Cusack ne multiplie pas les grandes oeuvres et s’amuse lui-même à déclarer avoir joué dans 10 bons films au cours de sa carrière. Soit quarante à jeter à la poubelle... De notre côté, Cusack reste à nos yeux un artiste intègre, un comédien qui a su se faire un nom tout en restant en marge de la starification inévitable d’Hollywood ! Un véritable tour de force. Il est aujourd’hui à l’affiche de chambre 1408, un thriller surnaturel et psychologique adapté d’une nouvelle de Stephen King. Décevant pour certains, véritable expérience de flip pour d’autres, tout le monde s’accorde cependant à dire que la prestation de John Cusack est certainement l’une de ses meilleures ! Portrait d’un acteur comme les autres ?


IDENTITY

Né le 28 juin 1966, John Paul Cusack (alias Johnny pour les intimes) fait partie d’une famille nombreuse. Quatre frères et soeurs, tous passés par la case cinéma, un papa réalisateur de documentaires et une mère prof ! Bref, le petit Cusack démarre au théatre avec la petite clique familiale et à l’âge de douze ans, il possède déjà une expérience très enviable dans le show-buziness... Pubs, doublages vocaux, figuration, le petit John devra cependant attendre ses 17 ans avant de pouvoir jouer dans son premier long-métrage de cinéma. Enfin, c’est donc en 1983 que l’adolescent fait une apparition dans la comédie romantique Class mais c’est avec Sixteen Candles, LA comédie romantique pour adolescents qui devint une référence ultime aux USA, que le jeune homme se fait un nom. Propulsé enfant-star, Cusack tourne alors dans plusieurs longs où il fait le rigolo... C’est pas toujours très drôle, notamment lorsqu’il tourne Hot Pursuit, une comédie lourdingue et particulièrement mal écrite où un jeune ado est confrontée à une bande de meurtriers. Pire qu’un mauvais épisode des Intrépides. Cependant, on sent déjà dans cette petite boule d’humour les prémices d’une attitude en décalage avec ses compères de la même trempe et du même âge. Il ne flambe pas, ou peu, et parvient, malgré sa jeune expérience, à ne pas tomber dans les pièges de la célébrité précoce. Avec sa tête de jeune premier et son sourire ravageur, il n’a cependant pas la carrure du beau gosse dont la carrière prendra fin au premier bourrelet. Prenant sa carrière en main et décidant de passer à l’étape suivante, il n’attendra pas longtemps avant de faire ses véritables preuves en tant que comédien. Il était temps...


HAUTE FIDELITE

John Cusack, c’est l’archétype du mec qui inspire confiance, du pote sympa que l’on aime emmener en soirée pour détendre les atmosphères. Comique à ses heures et notamment lors des interviews, il va tenter au début des années 1990 d’acquérir une certaine crédibilité dans le métier en tournant pour le britannique Stephen Frears (fraîchement auréolé du succès des Liaisons Dangereuses) dans Les Arnaqueurs, un brillant thriller épatant autant dans la virtusoité de son scénario que dans l’interprétation des comédiens. Aux côtés d’Angelica Huston et Annette Bening, Cusack marque les esprits en jouant l’homme de la situation avec une décontraction déconcertante et un panache proprement ravageur. Le film, nommé aux Oscars, succès autant critique que public révèle John Cusack dans sa seconde partie de carrière... Une étape dans la maturité du bonhomme qui va se tourner vers la mise en scène de théatre en produisant une troupe appelée The New Criminals basée à Chicago ! En 1992, avec deux amis, il crée New Crime Productions et co-écrit le premier long-métrage de cette nouvelle entreprise en 1997 : Grosse Pointe Blank ! C’est la consécration pour le comédien qui connaît ici un nouveau souffle dans sa carrière... Entre 1992 et 1997, l’acteur est présent sur grand écran mais marque difficilement les esprits en enchaînant des productions discrètes. Cependant il y gagne en concentration et en expérience en jouant pour des réalisateurs tels que Woody Allen (Nuits et Brouillard, Coups de feu sur Broadway), Tim Robbins (Bob Roberts) ou Alan Parker (Aux bons soins du docteur Kellog) ! John Cusack devient un nom, un comédien passé entre les mains de grands cinéastes américains. Et mine de rien, le CV se remplit sans trop de problèmes... Tandis que New Crime Productions, petite bôite indépendante, en est à son septième ouvrage. Lorsque Cusack s’engage, il y va à fond. Haute fidélité...

DANS LA PEAU DE JOHN...

En 1997, John Cusack tourne pour la première fois dans une grosse production américaine et ce, en tête d’affiche ! Véritable baptème de l’air puisque c’est au coeur du film de Simon West, Les Ailes de l’Enfer, que le comédien va s’initier aux joies de l’action explosive et défoulante... Dans le rôle de l’U.S Marshal Vince Larkin, il n’est pas en marcel transpirant comme Nicolas Cage mais donne une certaine « classe » au film dans sa petite chemise-cravate. Le film est loin d’être une grande réussite mais c’est alors que l’acteur va être propulsé au rang des comédiens qui comptent. Ce n’est pas anodin, l’acteur est dans une période de sa vie où il ressent le besoin de faire des choix commerciaux décisifs lui permettant de se remettre sur le devant de la scène. Clint Eastwood fait appel à Cusack pour Minuit dans le Jardin du bien et du mal, il double le personnage principal du long-métrage d’animation à succès de Don Bluth, Anastasia... Le grand Terrence Malick lui fait rejoindre le casting de La Ligne Rouge et Spike Jonze lui offre le rôle principal du trip Dans la peau de John Malkovich. Bref que du très très bon ! Et c’est dans sa seconde collaboration avec Stephen Frears, High Fidelity, que le comédien devient personnage culte dans la peau d’un vendeur de vinyles désabusé et proprement attachant. John Cusack interprète Rob Gordon, John Cusack est Rob Gordon. Presque LE rôle du comédien ! Il multiplie les Top 5 dans le film, le Top 5 des pires ruptures, des meilleures faces B, des chansons pour enterrements… Un vrai geek en puissance d’une sensibilité touchante et fragile. Haute Fidélité est certainement bien placé dans le Top 5 des meilleures prestations du comédien.


LE MAITRE DU JEU

A partir des années 2000, John Cusack fait dans la diversité. Toujours présent là où on ne l’attend pas, il se révèle être une bonne pâte pleine de ressources plus qu’un comédien engagé dans une carrière artistique. Il prend ce qui vient. Il passe ainsi de la comédie romantique cul-cul (Couple de Stars et Un Amour à New York) au thriller psychologique bien mené (Identity), en passant par des polars efficaces (Le maître du jeu) ou encore le portrait décalé d’un Adolf Hitler artiste (Max) ! Il estime d’ailleurs que c’est certainement le meilleur scénario qui lui soit passé entre les mains avec celui de John Malkovich. John Cusack maîtrise aujourd’hui sa carrière et s’intègre parfaitement dans le paysage hollywoodien mais également en marge des grosses majors. Alternant les projets ambitieux de grosses productions et les oeuvres plus indépendantes, Cusack fait son petit bonhomme de chemin avec confiance... S’il admet jouer sur les paradoxes et sur des tableaux différents, il fait à la fois son travail en tant que véritable emploi et dans une optique plus artistique. Qui lui en voudrait ? A côté de ça, il s’engage en politique et témoigne constamment de ses convictions à la fois dans son travail de producteur, de comédien et de citoyen américain. Fier de son pays, il n’en reste pas moins terriblement critique ! Et en petit chouchou des spectateurs, il se permet certaines attaques qui ne laissent pas indifférent... Actuellement journaliste et bloggeur sur un site d’informations aux Etats-Unis, il s’improvise chroniqueur politique ou intervieweur afin de donner à son travail une nouvelle dimension et un angle d’attaque différent... On se demande ce qu’il atttend pour réaliser ! Ca ne devrait plus tarder.


Film par Acteurs