Il est logique que la qualité visuelle soit au rendez-vous, Martin Scorsese ayant cerné les membres du groupe de caméras haute définition pour ne perdre aucun de leurs faits et gestes. Ainsi vous profiterez de contrastes idylliques et profonds, de couleurs éclatantes, d'une netteté vous permettant d'apprécier la science de la scène de Mick Jagger et sa gestuelle étudiée pour captiver jusqu'au dernier rang du petit théâtre. La définition est d'une grande précision, vous pourrez discerner le grain de peau des papys du rock (voire même compter leurs rides) et, chose rare, voir distinctement les visages du public, incroyablement détaillés. La copie d'excellente facture donne à ce concert un aspect presque aseptisé. Quelques très rares artefacts se remarquent dans les arrières plans plus sombres, mais la chose est infime. La compression et la fluidité sont exemplaires, ce qui n'était pas gagné, la caméra et Jagger lui-même étant toujours en mouvement. Les images d'archives qui servent de transition entre les chansons sont logiquement plus abîmées et ont quelques griffures et un grain plus appuyé, une définition bien moindre qui apporte d'ailleurs une certaine patine à l'oeuvre. De même pour la préparation du concert -le bras de fer d'ego entre Mick Jagger et Martin Scorsese, l'arrivée de la famille Clinton-, l'image est brute et prise à la caméra numérique. Pour le spectacle en lui-même, le transfert est immaculé, comme on pouvait s'y attendre, quasi irréprochable pour cette édition labellisée THX.
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