Universal sait se montrer relativement pointilleux. La compression est tout ce qu'il y a de plus honorable même si l'on décèle quelques petits défauts sur certaines séquences. La définition se voit sublimée par un master 16/9 d'une belle luminosité et aux contrastes particulièrement bien soutenus. La saturation des couleurs est parfaite. Certains plans se voient néanmoins parasités par un léger grain dans les arrières plans. Mais dans l'ensemble, l'éditeur s'en tire avec tous les honneurs.
Une fois n'est pas coutume, la piste anglaise se voit privilégiée de part un Dolby Digital 5.1 offrant un relief plus probant que le Dolby Surround de la piste française. Ne vous attendez pas pour autant à de tonitruants effets arrières, l'ensemble restant particulièrement sobre.
Mais sur la piste française, c'est avant tout le doublage qui devient gênant : tout d'abord, il ne s'agit pas de la voix habituelle de Costner et l'interprétation de la jeune black laisse foncièrement à désirer. Alors, un conseil, repliez vous sur la version originale !
Un menu fixe et muet à l'esthétisme particulièrement vilain.
Côté supplément, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, tant cela reste conventionnel. On trouve des notes de production (en anglais), les filmographies de Elijah Wood, Kevin Costner, Mare Winningham et de Lexi Randal, et enfin la bande annonce au format mais non compatible 16/9 mais en version originale sous-titrée.
Après avoir réalisé le très beau Beignets de tomates vertes, Jon Avnet se lance dans le mini-drame post-guerre du Vietnam, sujet cher aux américains. Malheureusement tout le monde ne peut pas faire un Né un 4 juillet.
Le réalisateur ne fait que jeter un caillou dans la mare et ne parvient, malgré un casting sympathique, qu'à endormir le spectateur. Tout y est mielleux et guimauve, sans la moindre énergie et Kevin Costner ne semble vraiment pas convaincu par son personnage et encore moins par le scénario particulièrement insipide de Kathy McWorter.
Alors, passez votre chemin, vous avez sûrement un autre film à regarder.
Par Pascal Faber