Le résultat est loin d'être emballant. Entre une définition moyenne, une compression aléatoire occasionnant un grain prononcé et une copie multipliant les griffures et autres points blancs, l'image a bien du mal à séduire. Il reste un contraste et des couleurs correctes mais cela ne suffit pas. Un remasterisation est sérieusement requise.
Grâce à une répartition des canaux bien plus homogène, la VO Dolby Surround l'emporte haut la main. Bien sûr, les canaux arrières ne sont pas aussi présents qu'espéré mais il y a une ambiance suffisamment plaisante quand la musique s'enclenche.
La VF a certes une dynamique plus accentuée mais la prédominance abusive de la centrale gâche tout. Les autres canaux en souffrent terriblement.
FPE propose un disque aussi quasi-vierge de suppléments à un prix moyen de 179 francs. Pour le même prix, ce même éditeur a déjà proposé des DVD de la trempe de Abyss. Cherchez l'erreur !
Le seul bonus s'avère être la bande annonce et ce n'est pas le menu fixe et sobre qui viendra adoucir notre colère.
De manière inattendue et assez inexplicable, 9 semaines ½ devint culte dans les années 80. Le film fit surtout de Kim Basinger le sex-symbole de la décennie avant que Sharon Stone ne vienne la déposséder de son trône à coup de pics à glace en 1992. Clairement marqué du sceau de l'esthétisme pub, le film a aujourd'hui pris un sérieux coup de vieux.
Cette passion dévoreuse entre un homme d'affaires mystérieux et une jeune assistante d'une galerie d'art (deux milieux très branchés à cette époque) a désormais plus de tics insupportables qu'un réel souffle sulfureux et dérangeant (si tenté qu'elle en ait déjà eu un). Les jeux érotiques des deux amants ont ainsi bien du mal à ne pas faire uniquement sourire.
Il ne reste plus désormais que le son d'une BO toujours enthousiasmante, la beauté stupéfiante de Kim Basinger (Mickey Rourke pour les dames avait encore fier à l'allure) et bien sûr la fameuse scène du strip-tease sur la musique de Joe Cooker qui a fait fantasmer plus d'un mâle.
Par Laurent Pécha