La zone 2 rend enfin hommage au film d'Alan Parker et rattrape en beauté la vulgaire édition américaine qui nous présentait le film dans une version plein cadre de piètre qualité. FPE nous offre un master 16/9 de toute beauté malgré une compression pas toujours optimale (les arrières plans fourmillent quelque peu). L'univers photo de Gale Tattersall est parfaitement respectée nous mettant face à des teintes parfaitement naturelles.
Là où l'édition américaine ne possédait qu'une piste anglaise Dolby Surround, FPE nous offre une piste anglaise et une piste française Dolby Digital 5.1. Les passages musicaux (la majeure partie du film) y gagnent en ampleur et en relief même si les dialogues restent un peu trop en arrière sur la voie centrale, bien que parfaitement intelligibles.
Un menu pseudo animé et musical.
On trouve sous la rubrique bonus un petit making of (vost) de 8 minutes se révélant malheureusement d'un intérêt limité illustré en majeure partie par des extraits du film entrecoupés par de courtes interviews.
On trouve ensuite la filmographie de Alan Parker présentée à la façon d'un mini reportage sur le réalisateur (vost – 4mn10).
Le second making of (vost – 24mn50), intitulé ‘'les coulisses du tournages‘', se montre un peu plus intéressant que le précédent et l'on se demande bien pourquoi ne pas en avoir fait un seul et même documentaire.
Pour finir, l'éditeur nous sert le clip vidéo du film, la bande annonce ( vost – au format) , ainsi que la pré-bande annonce (vost – plein cadre)
Jimmy Rabbitte ( Robert Arkins ) va tout faire pour former le groupe ''Les Commitments'' et amener la musique Soul à Dublin.
Voilà l'exemple type du film qui n'a pas rencontré le succès qu'il méritait.
Alan Parker ne se contente pas de nous montrer l'ascension d'un groupe de Soul mais joue avec les égos de chaque personnage et en profite pour faire un constat de la vie dans les milieux pauvres de Dublin. On sent qu'il maîtrise et aime son sujet : il a d'ailleurs remporté l'Award du meilleur réalisateur à Tokyo pour ce film.
Les Commitments est le troisième musical réalisé par Parker (après Fame, The Wall et avant Evita).
Si la constitution du casting fut loin d'être aisée, force est de reconnaître qu'en prenant des comédiens amateurs (exceptés Johnny Murphy et Bronagh Gallagher) Alan Parker parvint a donner à son film un véritable parfum de vérité. Andrew Strong, jeune Joe Cocker, fait preuve d'une incroyable présence. Il mène depuis une carrière de chanteur solo.
Un film à re-découvrir !
Par Pascal Faber