Studio Canal fait une nouvelle fois preuve d'un professionnalisme pointu quant au rendu technique de son catalogue. Le film bénéficie d'une copie impeccable et hormis la présence d'un léger grain, on ne trouve pas grand chose à redire à cette édition. Les couleurs respectent les volontés du chef opérateur par des teintes naturelles et parfaitement saturées et la compression s'en tire avec tous les honneurs.
Le DTS est décidément à la mode (voire un argument de vente). Car une nouvelle fois les différences entre les pistes Dolby Digital 5.1 et DTS mi-débit sont relativement minimes. On notera néanmoins une ampleur légèrement plus prononcée lors des scènes musicales, mais les non-possesseurs de décodeurs DTS ne seront pas lésés par les pistes DD 5.1 qui savent faire preuve d'un excellent relief. Toutes se montrent d'une bonne dynamique et d'une parfaite clarté.
Un menu animé et musical.
Coté suppléments, rien de bien transcendant hormis un petit making of de 13 minutes 42 (vost) plus ou moins intéressant où le réalisateur et les principaux protagonistes nous parlent du film illustrant leurs propos par des extraits du film.
Vient ensuite une interview de Patrick Dupont (danseur étoile) qui fait un parallèle de sa vie (et son livre) avec le scénario de ‘'Billy Elliot'', la bande annonce du film en vf et en vost et enfin les filmographies de Stephen Daldry et de Julie Walters.
Billy Elliot fait partie de ces petits bijoux qui débarquent d'on ne sait où, que l'on attend pas et qui, sans que l'on sache vraiment pourquoi, touche directement au coeur.
L'un des meilleurs films de l'année 2000
Stephen Daldry (metteur en scène de théâtre) a su, avec ce premier film, se faire directement une place au soleil des réalisateurs britanniques pour qui la comédie dramatique sur fond de conflit social n'a pas de secret (2000 : L'année des metteurs en scènes de théâtre passant, avec talent, de la scène à l'écran – Sam Mendes et son American Beauty étant le second).
Il sait, comme ce fut déjà le cas pour Full Monthy ou encore les Virtuoses, faire passer ses personnages avant les problèmes sociaux et juste en teinter son histoire. Jamais l'aspect social ne l'emporte sur la trame, et l'on reste, au fil des pirouettes du jeune Billy, le coeur et les yeux tout émoustillés.
Le scénario, comme c'est malheureusement souvent le cas dans ce genre de mélo chez les américains, a l'intelligence de ne pas chercher à tout prix à forcer la larme du spectateur. Les séquences s'articulent malicieusement les unes aux autres nous enivrant minutes après minutes dans un ballet social de toute beauté.
La mise en scène sait se montrer légère et fluide, servant toujours le propos (simple mais attachant), sans s'encombrer d'effets inutiles : encore une fois, les personnages et les situations priment !
La palme revient au jeune Jamie Bell qui nous offre un Elliot à la fois drôle, touchant et émouvant, et d'une sincérité à faire pâlir le jeune Haley Joel Osment du Sixième sens.
Alors, si vous êtes passé à côté au cinéma, jetez-vous immédiatement sur ce DVD.
Par Pascal Faber