A l'instar du zone 1, un beau transfert 16/9 qui respecte le grain cinéma, avec une compression quasi exempte de défaut. Toutefois, la définition manque un peu de piqué. Les séquences en noir et blanc sont les plus réussies et affichent un étalonnage admirable tandis que les tons marrons des séquences en couleurs ne possèdent pas assez de de fraîcheur et de contraste (dans les noirs).
DD 5.1 anglais : La bande-son ne se prête guère à une bonne exploitation sur six canaux et à une débauche d'effets. On ne s'étonne donc pas du résultat discret mais honorable de cette remasterisation à partir d'une stéréo d'origine. C'est la musique qui est surtout à son avantage et qui domine. Les basses sont présentes mais ne sont pas tonitruantes. Les dialogues sont clairs mais saturent légèrement lorsque les personnages hurlent. Le meilleur moment de ce 5.1 est sans aucun doute la fin du film, propice à quelques effets bien maîtrisés.
Dolby Surround français : Tout à fait satisfaisante avec une bonne présence arrière de la musique. En revanche elle propose des dialogues beaucoup plus (trop) limpides.
Menus fixes et muets. On ne trouve comme seuls suppléments, que la bande-annonce en stéréo, le commentaire (Vost) enjoué de Kenneth Branagh, qui raconte à merveille la genèse et le tournage du film, sur une piste et celui (Vost), avec beaucoup de blancs et d'amusements, de Lindsay Doran (productrice) et Scott Frank (scénariste) sur une autre.
Une jeune femme (Emma Thompson) amnésique, muette et tourmentée par un cauchemar récurrent, est recueillie dans un orphelinat. Ne sachant que faire d'elle, le prêtre qui dirige l'institution va faire appel à un ancien pensionnaire devenu détective privé, du nom de Mike Church (Kenneth Branagh), qui accepte de s'en occuper. Avec l'aide de Mike, d'un hypnotiseur (Derek Jacobi) et d'un ex-psychiatre (Robin Williams), elle va découvrir qu'elle a eu une vie antérieure et qu'elle pourrait bien être la réincarnation de Margaret Strauss, une célèbre pianiste sauvagement assassinée en 1948...
Avec Dead Again le dramaturge shakespearien anglais, Kenneth Branagh, réalisait en 1991 ce qui reste à ce jour son meilleur film (d'un point de vue purement cinégénique). Empruntant ici ou là à Orson Welles, Samuel Fuller (en particulier Shock Corridor) et Brian De Palma (la toute fin est à ce titre exceptionnellement révélatrice), il parvient à instaurer une atmosphère, une tension et un rythme qu'il a puisé dans le cinéma de l'avant et de l'après-guerre, rendant ainsi son film intemporel.
Sympathique et efficace à la première vision, Dead Again se revoit néanmoins plus difficilement, ses défauts se faisant de plus en plus ressentir.
Par Renaud Moran