Un master plein de taches à la Hong-Kong. La définition est moyenne et les couleurs sont mal équilibrées (mauvais NTSC qui bave), mais la compression est excellente.
Un Dolby digital 5.1 cantonais et mandarin fabriqué (et le mot est juste) à partir d'un mono qui, évidemment, est loin d'être parfait (ça sature beaucoup trop). Il donne néanmoins une bonne dynamique générale et quelques effets appréciables en plus d'un canal de graves satisfaisant. Les dialogues y sont clairs et le niveau sonore particulièrement élevé (il vous faudra baisser votre ampli).
Tous les menus sont fixes et muets. Mais on trouvera trois bandes annonces en plus de celle du film au format et en Dolby Digital 5.1 (certes de pacotille mais quand même !).
A noter qu'au bout d'un certain temps (très court), le film démarre tous seul. Autre remarque : lorsque l'on appuie sur la touche menu de la télécommande, le DVD se met d'office dans le sous-menu des chapitres (?).
Ball (l'excellent Ng Man Tat) est un flic en uniforme et un père de famille. Il se rend au cinéma avec ses deux fils et avant de rentrer dans la salle, ridiculise un vendeur de billets au black. Celui-ci revient se venger à la sortie du cinéma et c'est en voulant le frapper que Ball tue malencontreusement son fils aîné d'un coup de bouteille de gaz dans une scène éprouvante. Une quinzaine d'années plus tard, Dee (Jacky Cheung), son autre fils, est devenu membre du SDU, l'équivalent de notre GIGN, et Ball a lui quitté la police pour ouvrir un night-club. Ce dernier est aux prises avec la mafia locale et notamment avec le gros boss d'une triade dénommé Ngan Wan. Lui aussi ancien flic qui était déjà à l'époque en conflit avec notre homme. Mais les choses vont sérieusement s'envenimer lorsque Dee et la fille de Ngan Wan tombent amoureux...
Derrière ce titre et cette jaquette faussement trompeurs se cache en réalité une oeuvre dure et tragique avec ses scènes d'action fortes, sorte de variation libre du Roméo et Juliette de William Shakespeare brillamment réalisée par Herman Yau et interprété par Ng Man Tat, l'acolyte tragi-comique habituel de Chiau Sing-chi qu'il délaisse ici (et là) le temps d'un film. Best of the best, dès le départ, distille petit à petit une atmosphère tragique et une tension dramatique qui ne le quitteront plus et atteindront leur paroxysme lors d'un final particulièrement éprouvant et sanglant digne des meilleurs John Woo.
Ng Man Tat en père pathétique hanté par son passé mais courageux est bouleversant.
Par Renaud Moran