Columbia Music Video / ISO
2004
Concerts
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1
Sous-titres : Aucun sous-titres
Critique Image
Les caractéristiques intrinsèques de l'image ne sont pas mises en cause. Après tout, les contrastes sont nets, la définition est suffisamment fine et hormis un bon gros blanc mal placé lors du changement de couche, l'oeil critique a peu matière à argumenter. Pourtant, ce concert de David Bowie a peu de chance de satisfaire sur le plan visuel à moins d'être de ceux qui raffolent des pluies d'effets en tout genre : distorsions, flous plus ou moins artistiques et autre ralentis dont pas un des trente morceaux du concert ne semble avoir été épargné. On y reviendra un peu plus loin.
Excellente initiative : le format de l'image au 1.85 ravira tous les possesseurs d'écran 16/9 qui pourront profiter du concert de Dublin sans déformation, au prix de pertes minimes par rapport au cadrage original.
Critique Son
Le dvd A Reality Tour propose deux pistes audio : une Dolby stéréo de bon aloi et une Dolby Digital 5.1 fort à propos s'agissant de l'exercice d'un film de concert. La restitution multicanale s'avère correcte techniquement mais peu crédible : la faute à des effets surround souvent exagérés. Il n'est pas rare que dans un même morceau, l'enceinte frontale de gauche restitue la guitare d'Earl Slick, puis que celle de droite s'en charge avant de repasser la main. Pourtant, sur scène, l'impénétrable "ex-virtuose" de la gratte n'a, comme à son habitude, pas esquissé le moindre pas.
Tony Visconti était aux manettes pour la production de la piste audio. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le producteur mythique de Bowie et de T-Rex a sérieusement manqué d'inspiration s'agissant du mixage d'un concert récent (même s'il excelle habituellement moins dans l'exercice du live que dans celui de l'album studio).
Surproduit, le son est bien trop lisse pour restituer la moindre sensation de concert. Les accélérations des dernières compos de Bowie reposent souvent sur la basse de Gail Ann Dorsey. Mais lesdites accélérations tombent souvent à plat, les graves écrasant les aigus pour un ensemble bien fade et surtout peu représentatif de l'énergie scénique.