Une qualité très similaire à celle des deux précédentes saisons : des transferts légèrement granuleux mais qui préservent la qualité des diffusions télévisées. La compression montre cependant quelques signes de faiblesses en terme de fluidité dans les arrières plans mais celle-ci parvient toutefois à tirer son épingle du jeu. Néanmoins, les défauts sont globalement mis de coté grâce à un bel éclat ambiant et une palette chromatique riche.
D'un point de vue sonore, les choses n'évoluent guère : les pistes Dolby Surround anglaise et française ne font pas de vagues et demeurent essentiellement axées sur les voies frontales. La musique, élément essentiel à la survie de cette série, est la seule à vraiment profiter des canaux surrounds, mais tout cela reste timoré. Pour leur part, les dialogues demeurent clairs et distincts, bien que plus homogènes sur la version originale.
En guise de bonus, les plus courageux pourront se plonger une nouvelle fois dans deux commentaires audio d'épisodes dit “clés” (« Accès de colère » et « Juste Mariés » - vo non sous-titrée), quelques scènes inédites sans intérêt (près de 30 minutes tout de même), un module dédié à l'épisode phare de la saison (Accès de colère) mais restant essentiellement en surface et enfin un petit bêtisier ne faisant pas preuve d'un véritable humour.
Le lycée touche à sa fin. Il est temps de grandir, oublier, pardonner, rêver et apprendre à aimer, toujours et encore... Haley lutte pour sauver son mariage, Peyton accepte sa mère biologique ; Brooke lance sa ligne de vêtements et Keith est enfin de retour après un mois d'absence. Tout le monde prend un nouveau départ. Sauf Dan, toujours à la recherche de celui qui a déclenché l'incendie qui a failli lui couter la vie. Quant à Rachel, son arrivée au lycée est loin de passer inaperçue. Cette année, la tragédie va frapper Tree Hill. Les résultats des concours des Pom Pom Girls ou du championnat de basket paraissent tout à coup dérisoires lorsque l'enjeu est de rester en vie.
Créée en 2003 par Mark Schwahn, à qui l'on doit entre autre le scénario de Coach Carter, Les Frères Scott est la nouvelle série pour ados en vogue, même si son succès demeure difficilement compréhensible. Tout est ici formaté pour toucher les jeunes adolescentes, chaque cliché des séries teenage est ici réuni et l'on peine à comprendre un tel engouement. Dépourvus d'âme, les personnages répondent à tous les stéréotypes et nous ne sommes pas loin de pouvoir comparer cet ersatz de Dawson à une version pour gamins des Feux de l'amour : les intrigues y sont tout aussi passionnantes, les personnages tout aussi insipides.
Et les choses n'évoluent pas vraiment lors de cette troisième saison. La série pour ados tourne au soap formaté pour toucher un public un peu plus large et son parfum à la fois racoleur et sirupeux ne fait que confirmer nos premières impressions. A réserver aux amateurs !
Par Benjamin Bach