box office

1

LE CODE A CHANGE
entrées : 762 912 (1 semaine)




2

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 220 094 (3 semaines)




3

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 070 957 (3 semaines)




4

BANLIEUE 13 ULTIMATUM
entrées : 537 156 (1 semaine)




5

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 964 801 (3 semaines)




6

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 165 769 (6 semaines)




7

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 506 795 (2 semaines)




8

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 580 569 (7 semaines)




9

THE WRESTLER
entrées : 137 742 (1 semaine)




10

LE SEMINAIRE
entrées : 432 474 (2 semaines)

karin viard (24 Janvier 1966 - )

Aujourd'hui comédienne incontournable dans le paysage cinématographique français, Karine Viard débute sa carrière en 1986 dans le film La Goula de Roger Guillot.

Elle enchaîne ensuite sous la direction des plus grands, d'Etienne Chatiliez à Costa-Gavras, en passant par Catherine Corsini, Mathieu Kassovitz, Cédric Klapish ou bien encore Jean-Pierre Jeunet.
Réputée pour son énergie et son tempérament comique, elle accepte néanmoins de grands rôles dramatiques. Ainsi, elle reçoit en 2000 le césar de la meilleure actrice pour son rôle de femme atteinte d'un cancer dans Haut les coeurs ! de Solveig Anspach, et deux ans plus tard celui du meilleur second rôle féminin dans le film de Michel Blanc, Embrassez qui vous voudrez.
Après la Corse, on la retrouve cette année à Saint-Tropez dans la suite des Randonneurs. A l'occasion du nouveau film de Philippe Harel, revenons sur quelques oeuvres marquantes (ou pas !) de cette remarquable actrice.

TATIE DANIELLE : UN PEU CLASSE

Dans le petit rôle de l’esthéticienne, collègue de Catherine Jacob, Karin Viard excelle. Elle fait mouche avec ses quelques répliques et son petit coté france d’en bas qu’elle explorera à nouveau dans Paris de Klapisch avec son rôle de la boulangère. Le film, quand à lui, s’il est encore culte aujourd’hui, n’est pas une des perles de Chatilliez et semble même plus daté que jamais. Reste néanmoins quelques rôles de premiers choix (Isabelle Nanty en tête) qui font de cette comédie un divertissement honorable mais peut-être pas aussi génial qu’on ait pu l’entendre au moment de sa sortie en salles. Mais ce petit rôle pour Viard lui permet de se faire connaître doucement et lance le starter d’une (très) belle carrière.



DELICATESSEN : TRES CLASSE

Génial. Il y a peu de mots pour décrire la force créatrice, l’intelligence et la beauté extraordinaire de ce film décalé, français mais jamais franchouillard et d’une inventivité incroyable. Dans le flot de comédiens interprétants le voisinage de cet immeuble post-apocalyptique, Karin Viard est fatale et divine dans le rôle de la femme du boucher (LE boucher, Jean-Claude Dreyfus...). Jeunet et Caro signent une oeuvre marquante qui trouvera son écho dans le chef d’oeuvre qu’est La Cité des enfants perdus. La comédienne peut donc se féliciter d’avoir jouer dans l’une des oeuvres les plus ambigües et originales des années 1990 en France. Bref, que du culte...



LES RANDONNEURS : CLASSE

Malgré la suite assez terrifiante sortie dans nos salles cette semaine, le premier opus des Randonneurs est une comédie bienveillante et bien ficelée teintée d’une certaine amertume. Karin Viard, en bourgeoise délavée et fatiguée est tout simplement agaçante, irritante, psychopathe... bref, juste géniale. Accompagnée d’une belle poignée de nouvelles têtes qui, depuis, ont fait leurs preuves dans tous les genres, Viard excelle. A coté de ça, cet erstatz des Bronzés reste tout à fait honorable (avec mention) et fait toutjours carton plein lors de ses diffusions télés. On regrette néanmoins que la cruauté de cet épisode soit passée à la moulinette lors du second opus, bien inférieur et surtout trop bling-bling... Un comble pour des randonneurs.



UN JEU D’ENFANTS : PAS CLASSE

Quand le cinéma français se lance dans le film d’horreur, le résultat fait rarement l’unanimité. Cette production Bee Movies (une boîte spécialisée dans le film de genre qui a officié sur très peu de films) n’est pas l’étendard attendu du nouveau film flippant hexagonal. Le duo Charles Berling-Karin Viard ne fonctionne qu’à moitié et cette intrigue mêlant Le Village des damnés et La Malédiction souffre d’un violent manque de rythme. Si les deux comédiens tentent tant bien que mal de nous faire croire à cette histoire de possession aussi ridicule que mal amenée, on assiste également à un ratage complet du coté de la mise en scène qui ne parvient jamais à éléver le récit au-delà du simple épisode des Contes de la crypte... Bref, c’est très dommage. Les intentions sont là, les moyens aussi mais le résultat reste très (très) inégal.



REINES D’UN JOUR : PLUTOT CLASSE

Cette petite comédie de Marion Vernoux, sympathique et bien jouée, fait partie de ces productions françaises un peu frileuses mais agréables. Avec un casting composé de Gilbert Melki, Sergi Lopez, Hélène Fillières ou Jane Birkin, ce film est un petit instantané parisien de vie qui témoigne de l’état d’esprit des habitants d’une ville cosmopolite, bordélique, nerveuse et vivante. Karin Viard, mi-figue mi-raisin, y est tantôt hilarante, tantôt douce et touchante... Dans ses scène de biture, la comédienne ne fait pas toujours dans la délicatesse mais fait état, une fois de plus, d’un véritable talent comique. Au final, Reines d’un jour élève la comédienne au rang d’excellente maitresse des sautes de ton, des crises et des maladresses (la séquence des tic-tac restera certainement dans les annales)... Sympathique, frais et enlevé, cette réalisation aurait certainement mérité une meilleure suite que le trop faiblard A boire qui ne reposait que sur la prestation de ses comédiens stars (Béart, Baer...).



EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ : MOUAIS CLASSE

Si certains ont crié au génie lors de la sortie du film de Michel Blanc, nos retrouvailles avec cette embrassade quelque peu surfaite fait mauvais effet. La seconde vision révèle en effet un long-métrage un peu rance, légérement renfermé sur lui-même et qui laisse peu de place au spectateur dans cet échange de bonnes phrases un peu lourdingues . Cependant, la comédienne parvient à sortir la phrase culte du film qui se case dans ce dialogue tout bonnement génial :
Bouquet - J’aimerais bien connaître un orgasme masculin, juste comme ça... Pour voir. / Viard – Moi, j’aimerais bien connaître un orgasme féminin, juste comme ça... Pour voir.
Voilà. Sinon, passons sur les apartés dramatiques plus bobos que véritablement tragiques et apprécions néanmoins la qualité du jeu des comédiens, la portée de certaines pensées et l’ensemble plutôt bien emballé. Au-delà de ça, pas grand chose à retenir.



FRANCE BOUTIQUE : PAS CLASSE DU TOUT

Tonie Marshall, parfois plus paresseuse qu’artiste nous sert ici une soupe trop salée et mal dosée... Une peinture du télé-achat aussi superficielle que banale qui ne fait que très peu sourire. Si l’on retient néanmoins les sympathiques prestations de Viard et Cluzet, Godrèche nous laisse de marbre et plombe littéralement ce long-métrage aux ambitions obscures. France Boutique est un ratage complet, soi-disant amer et ambigu mais qui sent plutôt le renfermé. Convenu, bordélique et parfois de très mauvais goût, on ne gardera pas un souvenir impérissable de ce film. C’est pas si grave...



L’EX-FEMME DE MA VIE : PAS CLASSE
Bon, soyons sympas. Le film de Josiane Balasko n’est pas aussi loupé que prévu. Certes, on a l’impression d’avoir vu ça une bonne centaine de fois et le petit coté théatre de boulevard n’aide pas foncièrement le film à prendre de l’ampleur... Cependant, on aime retrouver le duo Lhermitte-Balasko dans un sketch rappelant parfois Le Père Noêl est une ordure. Parfois... Sinon c’est l’encéphalogramme plat. Le plaisir est instantané mais peu communicatif et la mayonnaise a du mal à prendre. Karin Viard s’en sort comme elle peut mais reste en retrait face aux deux acteurs du Splendid qui sortent ici un numéro rodé jusqu’à épuisement. Plaisant, sans plus...



LA TETE DE MAMAN : TRES CLASSE

L’un des derniers très beaux rôles de la comédienne. Cette comédie dramatique de Carine Tardieu est un petit bijou français où la mise en scène, exemplaire, est au service d’un scénario touchant, habile et proprement émouvant ! Karin Viard, tout en délicatesse, est au sommet de son art aux cotés de la jeune Chloé Coulloud, une jolie révélation. Sujets graves, traitement léger, habileté et finesse sont au rendez-vous de ce long-métrage ambitieux qui aurait mérité un plus joli succès. On attend impatiemment le nouveau film de la réalisatrice qui devrait se profiler d’ici la fin de l’année...



RIENS DU TOUT : TRES CLASSE
Avant de devenir un Lelouch pour jeunes au travers de films choraux cherchant à rassembler les gens dans leurs différences, Cédric Klapisch oeuvrait déjà dans ce registre mais avec une tonalité plus dissonante. Riens du tout, son premier long métrage, recomposait les travers sociétaux autour du personnel d’un grand magasin. On était au début des années 90, celles du malaise des vingtenaires pris entre le retour de bâton des années Mitterrand et l’ultra-moderne solitude chantée à l’époque par Souchon. Riens du tout avait déjà des airs de melting pot klapischien, le cliché pour lecteurs du Figaro madame en moins quand il prônait plus le respect des individualités dans un ensemble qu’un regard bobo de l’humanité comme une grande bande de potes qui se donnent la main. Il y a une quinzaine d’années, Klapisch et son film, entre Sautet et Houellebecq, avait une vision dépressive de la France plus juste que ces odes à la fraternité universelle d’aujourd’hui.



LA NAGE INDIENNE : TRES CLASSE
Au début des années 90, le cinéma français réinvestit les chroniques de trentenaires pour un petit cycle de comédie douces amères autour de fuites en avant, de vagabondages de grands adolescents un peu largués. Dans le premier long métrage de Xavier Durringer, c’est Karin Viard, Gérald Laroche et Antoine Chappey qui prennent la tangente. La nage indienne construit une passerelle entre les premiers Blier (Les Valseuses), les premiers Truffaut (Jules et Jim) et la furtive nouvelle Nouvelle vague du milieu des années 80 (le Rochant d’Un monde sans pitié, le Beineix de 37°2), pour faire prendre l’air au cinéma français d’auteur d’alors, le temps d’une brève escapade. Même si au final, la grisaille reprend le dessus, La nage indienne est comme un grand coup de frais dans la production d’alors, jusque dans son casting remplissant un trombinoscope d’acteurs alors émergeants tous plus sensationnels les uns que les autres – ne pas oublier en plus du trio de tête, Eric Savin. On regrettera que ce contre-courant (il faudrait ajouter à La nage indienne d’autres très jolies fugues comme Les arcandiers de Manuel Sanchez) ait succombé au torrent de comédies formatées devenues la norme actuelle.



ADULTERE MODE D'EMPLOI : PLUTOT CLASSE
Avec un titre pareil, il y avait de quoi s’attendre au pire. Le dernier film de Christine Pascal offrirait presque le meilleur dans une étude psychologique de couple mal fagotée mais refusant de prendre parti. Adultère mode d’emploi est un drôle de bordel annonçant le foutoir qu’est devenue la sexualité dans les années 2000, où libido et sentiments font ménage comme ils peuvent. Tout part en couille dans ce scénario aussi juste qu’abracadabrant finalement parfait reflet de la confusion des sens. Jusque dans l’assemblage d’un couple mari-femme-amant des plus improbables sur le papier (Viard, Cassel, Berry) mais qui finit par fonctionner à l’écran. Adultère mode d’emploi perd souvent ses pages en route mais s’avère à la revoyure des plus attachants quand il pointe du doigt le manque créé par la disparition de Christine Pascal, laissant le champ libre à une autre cinéaste des plus passionnantes, Catherine Breillat, mais manquant de ses belles nuances, et de ce singulier regard en biais sur l’espèce humaine et ses pulsions.



FOURBI : PRESQUE CLASSE
En 1971, un cinéaste Suisse, Alain Tanner, se fait remarquer avec La salamandre, vision particulière d’une jeune femme au cœur d’un fait divers revu et corrigé par les médias. Vingt-cinq ans plus tard, Tanner reprend peu ou prou la même structure. Cette fois-ci avec Karin Viard qui se débat d’une équipe de télé-réalité voulant réécrire son histoire. Fourbi porte bien son titre tant ce film oscille entre marivaudage classique et satire contemporaine. Pour un résultat des plus plaisants quand, à l’image de son personnage principal assez teigneux, il se pose en objet de résistance, ayant gardé le côté libertaire des années 70. Un film qui mène un peu en bourrique et refuse de totalement se livrer a toujours un certain charme.



MES AMIS : PRESQUE CLASSE
Après avoir commis Le grand détournement et Derrick contre Superman, Michel Hazanavicius se lance dans un autre brocardage de la télé en allant visiter les coulisses des séries pour pré-ados, principalement la soupe que servait à grandes louches AB production. Si son intrigue policière ne tient pas vraiment la route, le monde de la sitcom neuneu, avec ses acteurs trop vieux pour leurs rôles et les décors aux couleurs pastel, est plus vraie que nature. La différence ? Le rire en boîte devient un vengeur rire grinçant. Aujourd’hui, Dorothée et ses amis sont de retour sur une chaîne de la TNT pour ressortir du placard Le miel et les abeilles, Hélène et les garçons et consorts. Secrètement, on aurait presque envie qu’Hazanavicius enchaîne après le second OSS 117, actuellement en tournage, un Mes amis 2 qui renverrait le pire de la télé française des 90 dans la naphtaline.



JE SUIS UN ASSASSIN : BIZARREMENT CLASSE
Les bouquins de Donald Westlake sont toujours compliqués à adapter. Chez Thomas Vincent, Le contrat devient un mélange entre Harry, un ami qui vous veut du bien et L’étranger du Nord Express lorsqu’un écrivain raté se voit offrir de devenir le nègre d’un autre connu mais en panne d’écriture… A condition de tuer sa femme. Le problème du film est d’être lui aussi un chausse-trappe, Je suis un assassin se dévoilant dans une dernière partie comme une étonnante vision du sado-masochisme ordinaire où tous les personnages jouissent des faiblesses des autres. Le casting parfait mais déjà vu séparément (Cluzet en parano, Viard en vénale, Giraudeau en pervers) n’empêchant pas le jeu de massacre du film de se retourner contre lui-même. N’en reste qu’une bizarrerie peu vue à l’époque, un film mineur mais passionnant parce que film malade.



L'ENFER : PAS CLASSE DU TOUT
En mourrant, Krystof Kieslowski laisse derrière lui une seconde trilogie après Bleu, Blanc, Rouge consacré aux Paradis, Enfer et Purgatoire. Elle est confiée à des jeunes cinéastes européens. Tom Tykwer se vautre gentiment avec Heaven, Danis Tanovic (No man’s land) foire dans les grandes largeurs L’enfer en cherchant surtout à rendre hommage à Hitchcock avec une saga psychanalytique familiale aux airs de romans photo alourdie par une mise en scène à l’enclume. Seule l’ultime scène de ce No Woman’s land des plus emberlificoté, sommet de cruauté entre mère et filles, laisse pantois, la médiocrité du reste laisse elle bouche bée. A ce jour le troisième film du cycle n’est toujours pas tourné. Ce n’est peut-être pas un mal.




Film par Acteurs