CLOVIS CORNILLAC : CLASSE PAS CLASSE
Tout sur BELLAMY - La Critique - Photos - Le 2009-02-25 00:55:00un long dimanche de fiancailles
UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES : nostalgiquement classe
Un long dimanche de fiançailles n'est pas un Amélie bis même s'il semble presque destiné au public américain (voir l'affiche et la surenchère spectaculaire - comme cette séquence de l'obus dans l'hospice - impressionnante mais dispensable). De là à tomber dans les travers du vilain Pearl Harbor ? Que nenni : Jeunet n'est heureusement pas Michael Bay et sa prose rime plus avec poésie et subtilité que bourrin sot et patriotisme exacerbé. La reconstitution de la guerre est assez violente et quelques pointes de cruauté bienvenues contredisent l'apparente innocuité du style qui peut s'apparenter à de la niaiserie. Optimiste qui donne à penser qu'il faut toujours croire en ce qui nous anime (même envers et contre tous), Jeunet montre de réelles qualités de conteur. Les nombreuses sous-intrigues par exemple fonctionnent telles une succession d'anecdotes souvent très belles (ces deux soldats, jadis potes, aujourd'hui brouillés, qui se réconcilient silencieusement dans une tranchée) jalonnant l'enquête de Mathilde (Audrey Tautou), demoiselle meurtrie - au propre comme au figuré - qui n'arrive pas à faire le deuil de son petit copain (Gaspard Ulliel), mort au combat. Essentiellement, les multiples histoires servent à mettre en valeur des personnages pittoresques parfaitement campés par un casting ad hoc. A ce titre, Jodie Foster et Jean-Pierre Darroussin forment un couple de cinéma très improbable. Si on n'est pas surpris par l'excellence coutumière de certains (Denis Lavant, Albert Dupontel, Dominique Pinon, Clovis Cornillac...), Marion Cotillard, actrice extrêmement douée qui n'est pas que bonne à jouer la potiche dans les productions Besson, s'illustre discrètement dans un second rôle aussi touchant que troublant.
scorpion seri
SCORPION : Moyennement classe
Clovis Cornillac sécréterait-il du venin ? Non pas parce que l'on peut le voir à l'affiche d'un nouveau film tous les quinze jours, mais parce que le hasard du calendrier le fait enchaîner coup sur coup les sorties du Serpent et de Scorpion dont il tient, comme un animal dangereux, les rôles titres. Pourtant, ce n'est pas totalement lui qui nous intéresse cette fois-ci puisque sa très prolifique carrière nous a vite permis de découvrir un éventail sans cesse varié et qu'un rôle de plus ne reste qu'un rôle de plus, même si dans ce cas précis l'étendue de ses dialogues se résume à des désopilants "T'es qu'une merde", "Sale connard", "T'es qu'une pute ?" ou encore "Gros enculé" qui n'entachent néanmoins absolument pas son statut de gendre idéal. En dehors de la présence de Clovis Cornillac donc, l'intérêt de Scorpion réside dans cette volonté de pousser le cinéma de genre made in France dans un registre inattendu et peu exploré qu'est la baston sauvage. Un film imparfait, mais loin d'être inintéressant.
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CINE : BELLAMY Amateur de bons petits plats, Claude Chabrol réussit toujours à concocter... | ||







































