Pathé
2007
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1
Sous-titres : Français
Critique Image
Le chef d'oeuvre de Sean Penn vaut avant tout par la mise en valeur des grands espaces qu'il donne à voir et à ressentir, cette lumière particulière, en pleine nature. Tout cela est particulièrement bien rendu. Chaque paysage a ses couleurs subtilement mises en valeur avec cette impression naturelle qu'aucun artifice ne vient briser. On est plongés admirablement dans la blancheur éclatante de la neige, la verdeur chaude des forêts, la furie du courant des rivières. L'effet est puissant, le dépaysement indéniable, le film magnifié par un master parfait. Les contrastes sont très bien gérés (l'obscurité des scènes nocturnes dont seuls les visages émergent à la lueur d'un feu), la compression et la fluidité sont également de grande qualité (comme on le voit dans la scène où Chris descend le Colorado en kayak). Cette édition est donc un ravissement, rendant justice à l'expérience en salles. Les gros plans sur les visages auraient pu profiter d'un tout petit peu plus de piqué. Mais ne boudons pas notre plaisir, le spectacle est proche du grandiose. On a qu'une seule envie à la fin du film : le revoir dans d'aussi bonnes conditions.
Critique Son
Si elle n'est pas spectaculaire, la bande sonore est d'un grand raffinement. Sean Penn a une approche volontairement minimaliste, la spatialisation en 5.1 est donc exploitée de façon très judicieuse. Les chansons rugueuses d'Eddie Vedder, qui font office de véritables illustrations musicales, se déploient harmonieusement sur tout les canaux, même si l'arrière est sollicité plus discrètement, mais toujours à bon escient. Les voix sont bien définies et d'un beau relief à l'avant, parfaitement localisées. Les surrounds sont sollicités pour inviter à une immersion totale dans la nature. On y entend surtout le courant de la rivière, le bruit du vent. Une expérience poétique et envoûtante, à l'image du film. La version originale est préférable pour apprécier le jeu des acteurs et leurs échanges souvent intenses (ainsi que la belle voix-off de Emile Hirsch, admirablement mise en avant). Pour les allergiques aux sous-titres, la version française est tout de même très convaincante et s'écoute dans des conditions techniques équivalentes.