Le master utilisé s'avère d'une facture globale très convenable. Passée la première bobine, les taches et les points blancs se font plus rares. On note un léger grain sur certaines séquences (essentiellement sur les plans comprenant des effets speciaux). En revanche, les couleurs, très convaincantes, sont parfaitement saturées et la définition est honorable.
Petite déception. Jamais plus jamais ne sera jamais un disque de référence. Aucune de ses pistes sonores n'arrivent à convaincre totalement. La version originale en Dolby Surround fait presque illusion avec une dynamique convenable et la distillation de quelques effets bienvenus (l'effondrement du temple vers la fin du film). Mais l'ensemble est souvent confus et les dialogues sont légèrement sous-mixés les rendant par moments difficilement compréhensibles.
Si elle ne posséde pas l'ouverture des canaux avants de la VO, la VF en mono est beaucoup plus claire et agressive (à la limite du criard pendant certaines séquences). Le doublage est de très bonne qualité et respecte à merveille le ton ironique de l'oeuvre.
Un menu animé et musical 16/9 graphiquement réussi. Malheureusement, cet épisode ‘'non-officiel'' de James Bond ne bénéficie pas du traitement de faveur offert aux épisodes officiels de la série (ne vous attendez pas à trouver un logo MGM quelque part, Sony détenant les droits du film). Du point de vue des suppléments, vous ne trouverez qu'une malheureuse bande annonce du film au format en VO non sous-titrée.
Le DVD Z2 contient la séquence étrangement absente du Z1 de 4 minutes où l'on suit le cheminement de Bond dans le casino avant son affrontement Jeu-vidéoesque contre Largo.
Critique Technique par Philip Dowland.
James Bond (Sean Connery) doit reprendre des mains de Largo (Klaus Maria Brandauer) des ogives nucléaires interceptées lors d'un test militaire
Un James Bond Non Officiel qui surpasse nombre d'épisodes de la série.
Dix huit ans après la version ‘'originale'', à savoir ‘'Thunderball'' (Opération Tonnerre), Sean Connery reprend le chemin des studios en offrant une nouvelle fois son charisme au héros qui fit de lui la star mondiale qu'il est devenu : James Bond, agent 007. Mais cette fois-ci, Saltzman et Broccoli ne sont plus les producteurs attitrés et MGM se retrouve ainsi lésé quant à ses droits sur l'intégrale de Ian Fleming.
A la réalisation, on retrouve le maître des séquelles : Irvin Kershner. Il n'est autre que le réalisateur de L'Empire contre attaque, de Robocop 2 et la patte du réalisateur se fait indéniablement sentir dans ce qui est sans aucun doute l'un des meilleurs James Bond.
Le cocktail 1/3 humour, 1/3 action et 1/3 charme fusionne à merveille et cerise sur le gâteau, ou plutôt olive dans le martini, le casting entourant Sean Connery (Kim Basinger, Klaus Maria Braundauer...) est tout simplement brillant.
Une nouvelle preuve que Sean Connery est le James Bond par excellence !²
Par Pascal Faber