SEUL AU MONDE
Dreamworks
2000
Aventure
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1
Sous-titres : Anglais / Français
Critique Image
Après un début plutôt difficile (les plans du ciel subissent une compression hasardeuse), cela s'améliore nettement sans toutefois atteindre le sans-faute. Le DVD zone 2 n'est pas, contrairement au zone 1, labelisé THX. Et quand on regarde la gestion du contraste, on comprend aisément pourquoi. Si on a rien contre un contraste bien plus appuyé que sur le disque américain (quoique, l'image devienne trop dure), en revanche, on est scandalisé de voir que cela détruit totalement la vision artistique de Zemeckis. Ainsi, toutes les scènes nocturnes, tournées en nuit américaine, perdent leur rendu visuel avec un contraste qui s'évertue à rendre la scène la plus sombre possible. Tout l'aspect surréaliste et poétique de ces séquences est ainsi passée à la trappe sur le zone 2.
Difficile de se remettre d'une telle déconvenue et c'est d'autant plus rageant que la définition s'avère remarquable et que la palette des couleurs (certes moins riche que sur le zone 1) est d'une belle tenue.
Critique Son
La section son va ravir les amateurs de VF qui vont enfin pouvoir écouter le film en DD 5.1 (le zone 1 n'offrait qu'une piste dolby surround). En revanche, les fans de VO auront bien du mal à accepter la disparition de la formidable piste DTS. De plus, de mémoire (et sans tenir compte de la possibilité EX et ES offertes du zone 1), il semble que la piste anglaise proposée soit moins performante que celle du zone 1, notamment en termes de dynamique et de richesses des effets.
Il faut toutefois reconnaître que les pistes sonores offrent un rendu tout à fait étonnant et ça, c'est une première pour la VF. On retrouve en effet cette volonté de trouver le ton et l'effet justes. On sent que la bande son n'est pas là pour en rajouter juste histoire de nous impressionner. Elle est là uniquement pour servir le film, chaque effet, chaque déflagration sonore étant parfaitement justifiés.
Ca commence donc plutôt doucement même si la précision des arrières se fait déjà sentir (notamment lors du voyage du paquet et son arrivée à Moscou). La première partie est limpide, claire et fait efficacement son boulot en créant une ambiance enveloppante.
Mais à partir du crash, c'est une toute autre histoire. Cette séquence peut servir de démo : la dynamique explose en même temps que l'avion touche l'eau et le déluge sonore qui s'en suit impressionne durablement, la répartition avants/arrières s'avérant tout à fait saisissante.
La partie sur l'île prouve le soin méticuleux apporté à la bande son. Les dialogues étant plutôt inexistants, les ambiances ont besoin d'un rendu sonore pointu et d'une précision irréprochable. La répartition des canaux fait ainsi des merveilles : on a rarement entendu des arrières aussi présentes tout en paraissant aussi naturelles et justifiées.