Si la compression n'est pas toujours optimale, Film Office s'en tire avec les honneurs, nous mettant face à une édition de très bonne facture. Les teintes sont naturelles, les contrastes très convenablement gérés et l'ensemble accuse une bonne luminosité.
La piste Dolby Digital 5.1 ne fait pas de vagues mais fait preuve d'une parfaite clarté, tant dans la restitution des dialogues que des différentes ambiances. Dommage que le relief général ne tire pas plus parti des enceintes surround.
Un menu fixe et musical présenté dans son plus simple élément.
Coté bonus, on a malheureusement pas grand-chose à se mettre sous la dent tant le making of se montre dénué de tout intérêt. Il vous restera néanmoins les petites interviews des principaux protagonistes (Villeret, Balasko, Dussolier et Becker) pour sauver de justesse la partie interactivité de cette édition.
Les amateurs de bandes annonces trouveront ici celle du film ainsi que celles de Elisa, Les enfants du marais, Intuitions, Gloups ! Je suis un poisson et de The house of Mirth.
Après plusieurs années de mariage, Jojo et Lulu ne se supportent plus. Le couple n'a plus le choix : il faut que l'un des deux disparaisse. Mais passer aux actes n'est pas une mince affaire.
Un crime au paradis... ou comment faire un film énervant !
Quel dommage ! Jean Becker nous avait ravi et même enchanté avec le très beau Les enfants du marais, trouvant toujours un parfum de vérité et une réelle délicatesse dans le propos. Ici, il perd tout et tombe dans la caricature vulgaire, grossière et surtout, sans la moindre crédibilité. Les effets sont forcés, les situations très souvent grotesques et les seuls moments où le réalisateur tombe juste, sont les scènes de Dussolier et de Prévost. Dommage que ces deux derniers ne soient relégués qu'au rang de seconds rôles.
Passez donc votre chemin devant ce nanar et espérons que Becker retombera sur ses pattes !
Par Pascal Faber