Critique Image
Le début fait craindre le pire avec un master bien abîmé et mal compressé. On se dit qu'à défaut d'une véritable restauration, il faut déjà s'estimer heureux que ce film rare soit édité. Pourtant après quelques minutes, une sorte de miracle se produit. Même si la copie garde d'inévitables défauts, marque presque indélébile du temps qui passe, le rendu du noir et blanc devient épatant. La définition (l'apport du 16/9 est indéniable) est plus que remarquable : le niveau de détail sur les visages est souvent bluffant. Le contraste frise plus d'une fois la perfection rendant hommage à la photographie admirable de Charles Lawton Jr. Malgré quelques ratés, la compression parvient à nous offrir une image finalement peu bruitée et à la tessiture très argentique.
Critique Son
Malgré des qualités techniques indéniables, la VF a bien du mal à rivaliser avec la VO. Elle souffre d'un manque d'ambiances flagrant, le doublage sucrant comme il était de coutume à cette époque une grande partie des bruitages. La piste monophonique anglaise a d'incontestables atouts à commencer par une absence indéniable de souffle et une bonne dynamique.