Premier petit regret : celui que l'éditeur ait fait le choix de la modernité en optant pour la version colorisée des aventures de Zorro. Celles-ci font tout sauf naturel et la colorisation est flagrante. D'un point de vue plus technique, l'image manque incontestablement de définition en raison d'une compression très moyenne. Les contours sont les premiers à en souffrir ainsi que la netteté dans les plans larges. Le master datant de 1957 accuse également quelques petits problèmes de pellicule mais ceux-ci ne demeurent pas trop gênants. Néanmoins, seules les couleurs (trop) riches et la luminosité permettent au transfert de trouver un éclat suffisant.
Les pistes mono anglaise et française accusent une belle dynamique d'ensemble et si l'on tend à préférer la version originale pour son rendu plus naturel et proche d'une réalité, le doublage français nous replonge dans une nostalgie plutôt appréciable. Mais l'une comme l'autre se montrent d'une bonne facture.
Quel dommage que l'éditeur est opté pour une absence totale de supplément... Espérons, là encore, une saison 2 plus riche.
C'est le 10 octobre 1957 que le justicier masqué voit le jour sur la chaîne ABC. Deux saisons pour 78 épisodes de 25 minutes allaient suivrent et combler chaque semaine plusieurs millions de téléspectateurs. Pour incarner le défenseur des opprimés, le studio Disney se tourne vers Guy Williams (que l'on retrouvera dans la série "Lost in space"), acteur inconnu à l'époque, qui prend la relève haut la main après la version de 1920 incarnée par Douglas Fairbanks et apporte au personnage un capital sympathie des plus appréciables.
Un soin tout particulier fut accordé aux décors et Disney alla jusqu'à reconstruire l'intégralité d'un village espagnol dans les studios de Burbank, malheureusement aujourd'hui détruit.
Mais une chose est indéniable, si les jeunes ados, voire enfants, que nous étions hier sont en mesure d'apprécier ces aventures, la nostalgie de nos jeunes années l'emportant aisément, les jeunes d'aujourd'hui pourront ils accrocher à cette série qui, mine de rien, à pris un sérieux coup de vieux et possède un réel coté "cheap" !?
Par Pascal Faber