Un transfert d'une remarquable précision. La compression est quasi parfaite nous offrant une très belle fluidité dans les arrières plans. L'image bénéficie d'un beau piqué général et la colorimétrie respecte à la perfection le travail pointu du chef opérateur. Les contrastes sont parfaitement gérés nous mettant ainsi face à des noirs profonds. En deux mots, on ne trouve pas grand-chose à redire. De l'excellent travail !
La piste française Dolby Digital 5.1 est tout ce qu'il y a de plus conventionnel pour ce genre de film mais sait apporter le petit plus en matière de spatialisation. En effet, les quelques passages musicaux et les ambiances sont répartis avec une belle précision et sobrement sur les voies arrières. Les dialogues sont parfaitement clairs et si vous perdez quelque chose, cela sera dû à l'accent québécois, qui nécessite une certaine habitude.
Quel dommage qu'un film aux multiples récompenses fasse figure de parents pauvres du support : Pas le moindre bonus.
Rémy, divorcé, la cinquantaine, est à l'hôpital. Son ex-femme Louise rappelle d'urgence leur fils Sébastien, installé à Londres. Ce dernier hésite car son père et lui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps. Finalement il accepte de revenir à Montréal pour aider sa mère et soutenir son père.
2003 aura été l'année Denys Arcand et l'année du Québec. Récompensé un peu partout Oscars, Césars, Cannes), Les invasions barbares est, sans l'être en même temps tout à fait, une suite au savoureux Le déclin de l'Empire américain. Denys Arcand nous livre un film émouvant, drôle et touchant sur le sujet on ne peut plus délicat de la maladie et évite tous les clichés du genre en faisant graviter autour du père et du fils une pléiade d'acteurs impeccables.
On se surprend à rire de bon coeur pour être encore plus surpris différement la minute suivante : c'est bien là qu'est tout le talent de ce réalisateur qui apporte un formidable brin de fraîcheur dans un paysage français un rien déprimant.
Par Pascal Faber