Malgré une compression par moments hasardeuse, la facture générale demeure satisfaisante. Les contrastes sont profonds, nous procurant ainsi une belle profondeur de champ, la définition bien aiguisée et la colorimétrie met l'accent sur le rendu naturel. L'image souffre de quelques artéfacts de compression (fourmillements et légère pixellisation) mais ce défaut n'est guère perturbant et on l'oublie très vite.
Les deux mixages Dolby Digital 5.1 (anglais et français) se tiennent mais la restitution des ambiances se montrent plus subtiles et plus riches sur la version originale, et le rendu des dialogues plus naturel. L'essentiel (hors matches) reste essentiellement axé sur les voies frontales, et ce pour les deux mixages, mais l'ensemble demeure clair et d'une dynamique satisfaisante.
Compte tenu qu'il s'agit là d'une histoire inspirée de faits réels, Paramount se tourne vers des bonus touchant de près la vraie Jackie Kallen. Une place au bord du ring (19mn07 – vost) revient sur la genèse du film et la rencontre du producteur avec Jackie Kallen. Par le biais de petites interviews, on en apprend plus sur les volontés et l'investissement de chacun dans la mise en route de ce projet.
Le second module, La reine du ring : Jackie Kallen hier et aujourd'hui (vost – 8mn42) décrypte le parcours mouvementé de cette femme mordue de boxe. Pour clore cette édition, on trouve la bande annonce du film.
Jackie Kallen ne se bat pas pour la gloire mais pour le respect. Pour aider Shaw, Jackie sort un ancien entraîneur de sa retraite en l'amadouant. Mais avant qu'ils puissent réaliser leur rêve, ils doivent d'abord apprendre à se mettre chacun à la place de l'autre. Le plus dur n'est pas de tomber : le plus dur est de rebondir et de reprendre le combat.
Meg Ryan est depuis quelques années en mal de succès commerciaux et malheureusement, ce n'est pas avec Dans les cordes que la comédienne, souvent confinée dans les comédies romantiques, fera son come-back sur le devant de la scène.
Tirée d'une histoire vraie, Dans les cordes possède un parfum de Rocky V (de loin le moins bon de la série) où la belle blonde reprend le personnage de Stallone à son poste d'entraîneur mais le scénario frise bien trop souvent l'anecdotique pour se montrer digne d'intérêt et la piètre et caricaturale interprétation de Omar Epps en jeune boxeur issu des rues ne fait que confirmer notre sentiment de frustration. Car la belle fait ce qu'elle peut pour emmener le film mais ses épaules se montrent trop fines pour parvenir à développer un scénario vide en substance et une réalisation guère inspirée. Dommage !
Par Benjamin Bach