Une nouvelle fois la France fait mieux que les Etats Unis en offrant aux amoureux du support, la compatibilité 16/9. Le pressage est sensiblement le même que celui de l'édition zone 1 mais la compatibilité 16/9 permet au DVD zone 2 de gagner en qualité. Le contraste est mieux géré et l'on voit enfin les traits du visage de Wesley Snipes lors des scènes sombres. Les couleurs ont des teintes très naturelles et sont d'une bonne tenue, même si l'on aurait aimé un peu plus d'éclat et de luminosité sur certaines scènes. Mais ici la compression n'est pas aussi bonne. Sans être catastrophique, on décèle par moments un léger voile sur l'image. Dans l'ensemble, le master s'avère d'une facture tout à fait correct.
Comme sur l'édition zone 1, les francophones sont lésés. La piste sonore est en Dolby Surround alors que la piste anglaise est en Dolby Digital 5.0 (canal grave pas géré directement). Si les deux se valent, la piste anglaise y gagne en relief et en ampleur lors de la restitution des ambiances. Les dialogues sont clairs sur les deux versions mais quitte à choisir...
Un menu fixe et muet, mise à part une apparition du menu d'acceuil musical. Coté supplément, on ne trouve qu'une malheureuse bande annonce floue et uniquement en anglais.
Web Smith(Wesley Snipes) est appelé pour prendre en charge une affaire de meurtre au sein d'une corporation japonaise. Assisté par John Connor (Sean Connery), ils vont devoir enquêter dans un monde où l'honneur est roi.
Polar de base
Adapté par Philip Kaufman du roman à succès de Michael Crichton, Rising Sun n'est ni plus ni moins qu'un thriller ‘'moyen'' si l'on prend en compte le talent des comédiens et du réalisateur. Car n'oublions pas que Kaufman n'est autre que le réalisateur de L'étoffe des héros. Mais ici, il ne semble pas bien inspiré par son sujet même si le suspense est bien tenu. Il ne se casse pas la tête à chercher une quelconque originalité dans sa mise en scène. Tout est très classique, académique, voire conventionnel pour un film qui aurait mérité un traitement plus pointu afin de se démarquer du très bon Black Rain qui traite plus ou moins du même sujet.
Certains personnages, qui auraient pu apporter un élément intéressant au film, tel que le journaliste enquêteur campé par Steve Buscemi, est littéralement mort-né et on en arrive à se demander ce qu'il fait là. Quant à Harvey Keitel, il n'a rien à défendre et se retrouve relégué au rang de figurant avec quelques lignes de texte... La raison à cela est simple : Sean Connery est co-producteur. C'est à dire, le beau rôle c'est pour lui alors pas question qu'on lui vole la vedette...
Par Pascal Faber