Les vingt deux épisodes de cette première saison bénéficient de masters très corrects, nous permettant de les redécouvrir dans des conditions fort plaisantes. La définition se montre globalement précise et la palette chromatique nous propose des teintes naturelles. La compression montre toutefois quelques signes de faiblesse créant par moment un voile quelque peu perturbant.
La piste anglaise Dolby Surround se voient octroyer une excellente dynamique d'ensemble, mixant parfaitement la clarté des dialogues sur la voie frontale et les différentes ambiances (musicales et autres) sur les canaux surrounds. La piste mono française se montre plus sourde mais bénéficie toutefois d'une bonne dynamique.
Pour cette première saison, Columbia ne lésine pas sur la rubrique bonus. On trouve pas moins de six commentaires audio : trois des acteurs de la série et trois autres délivrés par ses créateurs. Chacun y va de son petit souvenir, revient sur diverses périodes du tournage et les anecdotes fusent sur le ton de la nostalgie et toujours teintées d'humour. Sous la rubrique documentaires, ce ne sont pas moins de neuf modules qui nous sont proposés, allant de la genèse de la série à son exploitation à l'étranger en passant par la distribution et les récompenses aux Golden Globes. Mis les uns derrière les autres, ces documentaires font un grand making of qui ravira tous les amateurs et comblera leurs lacunes. L'interactivité de ce coffret se clôt enfin sur un lot de bandes annonces.
A la mort de ses parents dans un accident de voiture, Charlie Salinger se retrouve à devoir s'occuper de ses quatre frères et soeurs. Mais la vie de cinq jeunes sans adulte pour les aider n'est pas facile, et ils se rendent vite compte qu'ils doivent s'entraider et rester unis pour s'en sortir.
Créée par Christopher Keyser et Amy Lippman, La vie à cinq est bien plus qu'une nouvelle série peuplée d'adolescents. Celle-ci met enfin un terme aux aventures dorées d'une jeunesse vivant dans l'opulence (Beverly Hills...) et se concentre sur une famille perturbée par de nombreuses expériences douloureuses et loin abandonne définitivement les moult cabotinages. Les scénaristes abordent la série sur le ton du réalisme, traitant les sujets divers tels que la perte des parents, la maladie, l'avortement, le sexe... avec beaucoup de sérieux et de sensibilité mais toujours en préservant une bonne dose d'humour. Récompensée en 1996 par le Golden Globes de la meilleure série dramatique, La vie à cinq gagne au fil des épisodes ses titres de noblesse. La distribution est impeccable, les personnages riches et au-delà des sempiternels clichés. Ajoutez à cela qu'elle nous fait découvrir une nouvelle venue (Neve Campbell) et le jeune Matthew Fox en chef de famille (Lost) et vous obtenez une série d'une très belle fraicheur.
Par Benjamin Bach