Bodega fait généralement preuve d'une grande attention aux transferts de la collection Le meilleur de Bollywood et il n'échappe pas aujourd'hui à la règle. On notera certes quelques imperfections mais ces dernières demeurent plus que mineures et l'on profite au mieux du spectacle visuel. La palette chromatique nous livre non seulement des teintes naturelles mais les couleurs bénéficient d'un éclat de premier choix. Quant à la compression, celle-ci offre une belle fluidité aux passages dansés.
La piste Dolby Digital 5.1 indienne se montre très à l'aise lors des passages musicaux et nous fait profiter d'un relief éclatant et sollicitant très généreusement tous les canaux. Les voies frontales accusent une très belle clarté ambiante et profitent d'une ouverture particulièrement dynamique. Quant aux surrounds, ils se mettent en branle essentiellement lors des passages musicaux mais ils nous créent à cette occasion un relief des plus enveloppants.
Seul bonus de cette édition, un accès direct aux chansons du film et quelques bandes annonces.
Rahul, célèbre metteur en scène de spectacles musicaux, décide d'élaborer un nouveau show autour de Maya, l'icône féminine de ses rêves. Mais Rahul ne croit pas en l'amour et préfère provoquer sa première danseuse et amie Nisha qui depuis longtemps est amoureuse de lui. Lorsqu'une terrible blessure empêche celle-ci de continuer les répétitions, Rahul doit faire un choix.
Rarement le cinéma made in Bollywood ne s'est autant rapproché de l'univers des comédies musicales d'Hollywood tant par la fraîcheur et l'humour que par l'énergie qui se dégage de ce film. Le tandem vedette réalisateur-acteur de Veer-Zaara revient sur le devant de la scène dans une comédie musicale comme seuls les indiens ont le secret et qui assume pleinement ses inspirations tout droit venues de Broadway. Les chorégraphies et passages chantés sont tout simplement envoûtants et malgré un reproche que l'on peut faire à de nombreuses productions Bollywood, sa durée, le charme opère et ne fait que confirmer l'essor que prend ce « nouveau » cinéma à travers le monde.
Par Benjamin Bach