
Image on ne peut plus traditionnelle pour un programme de sketchs télévisés qui, c'est assez rare pour le souligner, bénéficie souvent d'une jolie photographie pour parodier le cinéma américain. Clair, net, et coloré, qui manque de peu une très bonne note pour cause de compression parfois visible. |
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Même constat pour le son qui propose une piste stéréo assez pêchue, et plus particulièrement sur les séquences où la musique est mise en avant. |
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Outre le fait de pouvoir consulter les sketchs un par un, par thème, ou d'une traite, un petit making of de 20 minutes est proposé. On y trouve une équipe complice et ayant trouvé le moyen idéal de travailler en s'amusant. Au final, bien plus drôle que le programme lui-même. |
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Pas simple de passer après Un gars / une fille, chronique ô combien célèbre ayant démocratisé le programme court access prime-time en France (après nos amis québécois) avec un succès bien mérité et son amusant processus d'identification aux situations lovées en tous genres. Les bonnes choses ont une fin, et les mauvaises en profitent pour prendre leur place. Cette fois ci, ça s'appelle Bande Dehouf, soit une salutaire volonté de franchouillardiser l'univers des Pythons sans vraiment l'admettre (ou alors de le plagier, et là on frôle le sacrilège) à grand renforts de chansons ou de jeux de mots tombés dans le domaine public depuis 20 ans mais que plus personne n'aurait osé sortir de l'eau de boudin dans laquelle ils se sont noyés. Et ce ne sont pas les anglicismes et multi références au cinéma de genre (américain, majoritairement) qui serviront de bouées.
Alors rien de méchant bien évidemment, mais avec la meilleure volonté du monde - peut-être cent fois plus importante que celle des zigotos s'agitant à l'écran avec une énergie sincère - le rire, le sourire, ou même un semblant de rictus n'y trouvera son compte. Sans aller jusqu'à dire que la tristesse a de beaux jours devant elle, on se contentera de remarquer que Bande Dehouf n'est simplement pas drôle. Chose pas particulièrement grave en soi, mais qui dans le registre humoristique s'apparenterait plutôt à une Bande passante... Donc on laisse passer.
Par Christian Lethocini |
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