L'édition Z2 de Commando propose une image un peu fade au grain très prononcé. Du fait d'une compression apparemment mal maitrisée, l'image est de qualité inégale suivant les scènes. Ainsi une poignée de séquences (principalement des extérieurs/jour) sont à la limite de la catastrophe graphique (voir l'arrivée des hélicoptères à 1h21m26'). Mais cela reste épisodique et le transfert 16/9 délivre tout de même une image correcte.
Tous les mixages s'avèrent décevants. La piste française possède des effets arrière qui font cruellement défaut au mixage original mais souffre d'une atrophie du canal central avec des voix en permanence étoufées. La piste anglaise, quant à elle, bénéficie d'une bonne clarté des voix mais perd étrangement en dynamique avant/arrière.
A l'écoute, la piste anglaise est toutefois largement plus plaisante.
Le menu en 16/9 fixe et muet se contente de donner accès aux 24 chapitres du film et à une bande annonce. Cette dernière, assez abimée, est en plein cadre et en anglais sans sous-titres.
John Matrix (Arnold Schwarzenegger), colonel à la retraite, dispose d'une dizaine d'heures pour sauver sa fille des griffes d'une bande surexcités sur-armés.
Avec Commando, Schwarzenegger pose les bases de son cinéma. Il s'agira dorénavant de séries B de luxe musclées possédant souvent plusieurs niveaux de lecture.
Le film de Mark Lester s'incrit parfaitement dans cette optique de surenchère permanente et n'oublie qu'une chose : les respirations. L'action, suivant une progression exponentielle de la violence ne faiblit jamais et se termine dans un bain de sang aussi spectaculaire que peu réaliste.
Tant mieux pour ceux qui sont en mesure d'accepter le film pour ce qu'il est et tant pis pour les autres !
Par Jake