
L’éditeur aurait manifestement pu se montrer plus vigilent quant à son transfert. Non pas que le pressage soit raté mais un mince bruit vidéo vient néanmoins perturber la vision du film et les contours en pâtissent légèrement. Avec un soin plus poussé, les arrières plans auraient également gagné en fluidité. Pour le reste, Dreamworks fait du bon boulot, nous donnant ainsi un parfait rendu des couleurs et une saturation excellente. Espérons que l’édition zone 2 saura rattraper cette petite erreur ! |
|
Du point de vue du son, trois choix vous sont offerts mais tous en anglais. La piste Dolby Digital 5.1, sans être tonitruante sait se montrer particulièrement efficace dans les passages musicaux et d’une très belle clarté dans les dialogues.
La piste DTS nous offre quant à elle un relief un peu plus poussé et parvient à nous envelopper dans un univers magnifiquement servi par la bande originale de Alan Silvestri.
Sur ces deux pistes le caisson de basse n’est pas en reste et sait se manifester habillement en joyeux compagnon de route.
Quant à la piste Dolby Surround, elle est sobre et classique mais parviendra à combler les non-possesseurs d’ampli Dolby Digital. |
|
Un menu animé et musical. Du point de vue des suppléments, Dreamworks nous sert une édition spéciale pour le moins peu intéressante.
Sous la rubrique Constructing a Thriller vous découvrirez un mini making of essentiellement axé sur Zemeckis et qui au final ne vous aura pas appris grand chose. Durée : 15 minutes
Vous trouverez ensuite la bande annonce du film, des notes de production et les filmographies des principaux interprètes (7 au total) et des principaux responsables technique (également 7).
Le plus intéressant de cette édition est sans conteste le commentaire audio de Robert Zemeckis chaleureusement accompagné de ses deux producteurs, Steve Starkey et Jack Rapke. Ce commentaire est un parfait allié au film et devrait passionner les fans de Zemeckis. |
|
|
Norman Spencer (Harrison Ford), scientifique spécialisé dans la recherche biologique, vit seul avec sa femme Claire (Michelle Pfeiffer) suite au départ de leur fille pour l’université. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où cette dernière se retrouve confrontée à des phénomènes surnaturels.
Depuis Le sixième sens, les Etats-Unis surfent sur la vague des films de terreur. Robert Zemeckis, qui ne nous avait rien pondu depuis Contact, profite de l’opportunité pour nous concocter un thriller au suspense bien mené mais loin de révolutionner le genre.
Pourtant, il parvient à créer un univers froidement oppressant en s'appuyant sur une photo bien léchée. Plongeant ainsi le spectateur dans un milieu aseptisé, il orchestre la tension d'une main de fer afin de nous tenir sans cesse en haleine. Sa réalisation, à la fois habile, soignée et fluide sait faire preuve de suffisamment d'imagination pour ne pas tomber dans un conformisme primaire. Certains plans rendent d’ailleurs hommage à Alfred Hitchcock et à son Fenêtre sur cour. Quant au prénom de Norman, il n’est pas sans rappeler un certain Psychose.
Malheureusement, c’est au niveau du scénario que le bas blesse. Si la première heure sait nous captiver et nous surprendre, la suite devient très vite redondante et les effets bêtement prévisibles. Si l’on fait abstraction de la scène de la baignoire (un des meilleur moment du film), cette seconde partie fonctionne nettement moins bien.
Si le film parvient néanmoins nous accrocher, c’est en grande partie dû à l’interprétation exceptionnelle de Michelle Pfeiffer. Son personnage sur le fil du rasoir constitue d’ailleurs son meilleur depuis plusieurs années. Pour une fois, elle n’est pas sans arrêt en train de pleurnicher et campe un personnage aux facettes multiples.
Quant à Harrison Ford, il trouve enfin un contre emploi lui permettant de sortir des rôles de héros au grand cœur. Mais, peu à l'aise, il a légèrement tendance à sombrer dans la caricature.
Un thriller qui démarrait plutôt bien gâché par une seconde partie sans souffle et une fin grotesquement hollywoodienne !
Par PascalFaber |
|