En 2.35 16/9, l'image de ce 3eme opus s'en tire médiocrement. Correctement définie, et possédant des couleurs assez vives, elle souffre d'un méchant grain vidéo qui s'attaque certaine séquences sous-marines aux arrières-plans et au ciel en général (et de façon assez marquée). Quelques séquences nocturnes (20'09) sont à ce titre à la limites du visible.
La piste anglaise stéréo 2.0 est dans l'ensemble très proche d'un bon mono et il faut attendre les moments forts du film (comprenez les attaques de requins) pour bénéficier d'une ouverture convaincantes des canaux avants.
La Vf mono met les voix bien trop en avant et délivre des aigus difficilement supportable. Le doublage est de bonne tenue et il est rigolo de retrouver Dennis Quaid avec la voix française généralement attribuée à Tom Cruise.
Identique à celui du 4eme opus. Statique et muet, il se contente de donner accès aux bande annonces des opus N°2,3 et 4.
Le tout s'annonçait sous de bons auspices : laisser tomber tout idée originale et se lancer dans le slasher à la Vendredi 13. L'adoption de la 3D, déjà utilisée dans Friday 13th 3 sorti l'année précédente et qui avait cartonné au box-office US (36 millions de $), n'est donc pas innocente. Malheureusement, ni le requin ni le film ne tiennent leurs promesses.
Le film se traîne en longueur et les apparitions en mer de Sharky ressemblent souvent à des insertions de stock-shots (les choses s'améliorent à l'intérieur du parc). La présentation du royaume sous-marin s'éternise et ne présente que très peu d'intérêt. La première véritable attique de requin n'arrive qu'à la 65eme minute (d'ailleurs tout le monde panique et Dennis Quaid a un accident de voiture de golf) : elle ne fait aucune victime. Le rythme s'accélère alors et l'on regrette encore plus les séquences de ski-nautiques acrobatiques du début. De mauvais le film passe à grotesque et la technologie 3D employée rendue ici avec une dimension en moins accentue encore le naufrage artistique de l'ensemble.
Par Georges Léger