Buena Vista
1982
Science Fiction
Format 2.20 - 16/9 compatible 4/3 - THX - DTS - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DTS & DD 5.1
Sous-titres : Anglais / Français /...
Critique Image
A l'instar du zone 1, on a droit à un très beau travail basé tout d'abord sur le meilleur matériau qu'il soit à savoir un master impeccable, supérieur aux copies en circulation lors de sa première sortie en salles. La parfaite maîtrise des contrastes révèle des détails que l'on n'avait jamais remarqué auparavant (on pense aux arrières plans éclatants de noir profond et zébré de détails lumineux extraordinaires). La texture colorimétrique de l'ensemble associée à un étalonnage numérique respectant parfaitement les profondeurs de champ voulus en leur temps n'ont jamais mieux été exprimés qu'ici.
L'image n'obtient pourtant pas la note maximale en raison d'un voile charbonneux par endroits qui remplit le cadre avilissant quelque peu certains plans. L'une des techniques d'animation de l'époque qui utilisait pour les personnages un tirage négatif de chaque image n'y est pas étranger. De toute façon Tron ne pourra jamais ressembler à un Toy Story ou à un tout autre film d'aujourd'hui en images de synthèse.
Qu'on se le dise donc il s'agit ici de la meilleure copie vidéo jamais vue (à égalité avec le zone 1 dont elle est la réplique quasi exacte) rivalisant sans aucun doute avec les meilleurs tirages cinéma de l'époque.
Critique Son
La cerise sur le gâteau par rapport au disque américain. Alors que ce dernier doit se contenter d'une seule piste DD 5.1, l'édition française non content de proposer son pendant en VF, nous fait l'honneur d'un inédit mixage DTS. D'ailleurs pour ceux qui préfèrent voir Tron en français (nostalgie quand tu nous tiens !), il est fortement recommandé de sélectionner cette piste DTS tant elle se montre supérieure à son homologue DD, parvenant quasiment à rivaliser avec le mixage anglais.
Que ce soit en VO DD 5.1 ou en VF DTS 5.1, nous avons affaire bien évidemment à un tout nouveau remixage qui étonne plus qu'il ne surprend. En effet lorsque vous sortez d'une écoute d'un film tel que Le seigneur des anneaux, pour ne citer que la bande son du moment, plus rien ne peut vous surprendre après. L'étonnement vient en fait de l'intelligence déployée dans la façon dont les ingénieurs de chez Disney ont retravaillé la chose donnant à l'ensemble un goût d'actuel tout en conservant un cachet purement "Eighties".
Cela se manifeste à l'écoute par une centralisation excessive des dialogues ainsi qu'une musique répartie uniquement vers l'avant. Attention pas de critique ici seulement le constat d'une méthode de travail sur le son qui remonte à vingt ans et qu'il ne faut pas dénaturer au risque d'aller à l'encontre de l'auteur (sauf si celui-ci en manifeste l'envie bien sûr).
L'ajout génial provient d'effets surround bien dosés (lors du combat de disques, la course des motos ou la destruction finale) ainsi qu'un canal de basses dédié permettant un véritable apport lors de certains moments clés (on pense aux déplacements des tanks qui retrouvent là toute leur crédibilité et cela malgré l'âge de leur graphisme).
Au final le film y gagne en énergie et en dynamisme (une sorte de lifting salvateur). Ce qui permettra, il faut l'espérer, aux nouvelles générations de découvrir le film en étant moins dubitatif.
Un mot pour finir sur le doublage : difficile aujourd'hui d'arriver à accepter que ce soit le doubleur attitré de Stallone qui prête sa voix à Jeff Bridges.