En terme de qualité visuelle, cette nouvelle édition renvoie définitivement au placard la précédente, sortie il y a maintenant quelques années sous la bannière de Film Office. Ici les couleurs sont chatoyantes, éclatantes, revigorantes et merveilleusement saturées. La définition est remarquablement piquée. Et même si l'on continu de noter quelques petits défauts sur la pellicule et autres imperfections, ce nouveau master se révèle de toute beauté.
Une piste mono bien trop agressive dans les aigues et par moment, à l'inverse, un peu trop sourde. L'ensemble reste globalement clair mais voilà un mixage qui aurait bien besoin, au même titre que celui de La vache et le prisonnier, d'une remasterisation afin de tout remettre à niveau.
Aucun bonus si ce n'est les bandes annonces de « La cuisine au beurre, l'auberge rouge, L'auberge rouge » et « L'homme à la Buick ».
Amoureux de la danseuse Morgiane, qui appartient à son maître Cassim, Ali Baba parvient à racheter celle qu'il aime grâce aux trésors découverts dans une mystérieuse caverne, repère de quarante dangereux voleurs. Devenu immensément riche, Ali Baba entend faire profiter chacun de sa fortune.
Sésame, ouvre-toi !
Conte classique des Mille et une nuits, Ali Baba et les quarante voleurs mis en scène par Jacques Becker (Casque d'or) fait partie des grandes comédies interprétées par Fernandel et l'humour et le parfum méditerranéen qui s'en dégagent n'y sont incontestablement pas pour rien. Il faut bien reconnaître qu'un sultan avec l‘accent de Marseille, ça dépayse.
Fernandel, très à l'aise dans ses babouches, nous livre une interprétation haute en couleurs et porte littéralement le film sur ses épaules. Son charisme et sa puissance comique faisait de lui le comédien rêvé pour incarné un tel personnage.
Un dépaysement total !
Par Pascal Faber