Critique Image
L'image bénéficie d'un beau transfert 16/9 et d'une copie chimique 1.85 Technicolor en bon état. A l'exception de quelques plans d'ensemble fixes de l'Europe centrale, mis à part: ceux-ci ont d'ailleurs toujours été en cet état, il s'agit sans doute de peinture filmée ou d'une photo filmée. Pour le reste, on note un peu de fourmillement, une compression pas tout à fait au top mais aucune poussière blanche.
Ajoutons par ailleurs une bonne définition, une gestion des noirs presque parfaite (à quelques rémanences fugitives qu'on compte sur les doigts d'une seule main) et un excellent report des couleurs . On n'avait jamais vu un aussi beau master (supérieure encore à celle vue un soir sur M6 en v.f. en 1.85 compatible 4/3) et la direction de la photographie d'Arthur Grant (le second plus grand chef-opérateur de la Hammer, juste après Jack Asher) est bien respectée.
Critique Son
Le son est en Dolby Digital mono v.o.s.t.f. anglaise et contient une v.f. d'époque particulièrement savoureuse, psychologiquement correcte en dépit d'un léger manque de synchronisme de temps en temps entre mouvements des lèvres anglaises et voix françaises. C'est la voix de Raymond Pellegrin qui double les rares paroles prononcées par Christopher Lee : il s'en tire bien ! En revanche, la voix française de petite fille de Veronica Carlson est agaçante : on préférera de ce point de vue la v.o. sans hésitation.
Belle remastérisation Dolby qui met en valeur (surtout dans la v.o.) la partition de celui qui est probablement le plus grand compositeur de musique de films du monde : le génial James Bernard, l'un des collaborateurs artistiques majeurs de la Hammer Films. Nous renvoyons, concernant cette partition spécifique de Bernard, au commentaire du musicologue Philippe Langlois édité à l'occasion de l'hommage à James Bernard qui eut lieu au cinéma Paris Ciné en été 2002. La musique est supervisée par Philip Martell qui est lui-même un très bon technicien que l'on a souvent vu au générique des Hammer.