Le master utilisé par Warner n'est pas toujours des plus propre et l'on notera parfois quelques petites taches blanches sur la pellicule et quelques rayures. En revanche les couleurs sont très chaleureuses et magnifiquement rendues même si parfois la saturation peut laisser désirer. L'ensemble fait preuve d'une belle luminosité et donne au film l'éclat voulu par Vincente Minnelli.
Contrairement à la piste française qui est en mono, la piste anglaise est en stéréo surround, (sur la jaquette) et fait indéniablement preuve d'une meilleure dynamique lors des passages chantés. En fait, il ne s'agit pas d'un son surround mais d'un Dolby Digital 3.0, donc, vous n'avez pas de son à l'arrière mais tout est réparti sur les trois enceintes avants. Sur la piste française, les dialogues sont une nouvelle fois très axés sur la voie centrale et nettement plus sourd mais les amateurs de VF seront néanmoins satisfait, de plus que les traductions des chansons sont très bien faites et les chants parfaitement assumés.
Du point de vue de l'interactivité, on ne trouve pas grand chose. Warner nous sert un menu fixe mais musical (c'est la moindre des choses), mais, malheureusement ne nous offre qu'une pauvre bande annonce en guise de supplément.
Gaston Lachaille (Louis Jourdan) fait partie de la haute société parisienne et passe la plupart de son temps chez Madame Alvarez et sa nièce Gigi, jusqu'au jour où il se rendra compte qu'il en est amoureux. Mais, pour Gigi (Leslie Caron), être une maîtresse de plus, n'est pas ce qu'elle recherche.
Un chef d'oeuvre de plus pour Minnelli.
Récompensé par 9 Oscars dont celui du meilleur film en 1958, Gigi marque le retour de Minnelli à la comédie musicale après l'excellent Brigadoon avec Gene Kelly. Et une nouvelle fois, il signe une oeuvre en tout point parfaite.
Tout d'abord la distribution est remarquable avec une Leslie Caron (n'oublions pas qu'elle est française) qui apporte au film une grande fraîcheur de par un charme et une présence innée et ensuite en adoptant une réalisation fluide et coulée, dans des décors recréant magnifiquement le Paris de la Belle époque, qui donne à l'ensemble une constante jouissance face à cette peinture de la société parisienne. Saluons également la présence de Maurice Chevalier et de sa prononciation anglaise typiquement française.
Mais Gigi ne serait pas le film qu'il est sans la magnifique partition musicale de Frederick Loewe, également récompensée aux Oscars, qui donne à cette comédie musicale un rythme entraînant et jovial qui ne vous lâche pas du début à la fin.
Par Pascal Faber