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Zone 2
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Classique

Format 1.77 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche

Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1 - Italien Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Anglais / Français / Italien / Néerlandais...

KUBRICK COFFRET ULTIMATE (12 DVD)
2001 l'odyssée de l'espace (2 DVD) - Barry Lyndon
Réalisateur: Stanley Kubrick
Acteurs :
Durée : 0 minutes
Suppléments : Commentaires audio. Documentaires. Interviews. Making of...
Date de sortie DVD : 05 Décembre 2007
Critique Image
2001 : L'Odyssée de l'espace 10/10
L'image était déjà très belle sur l'édition précédente, on pensait tenir la référence. Puis arrive cette mouture et on est ébahis. Le film date, rappelons-le de 1968, il est extrêmement rare de découvrir un film de cet âge respectable dans des conditions techniques irréprochables. C'est pourtant le cas ici. Cette nouvelle restauration surpasse légèrement mais notablement la précédente, apportant des couleurs plus riches, des noirs plus prononcés et plus profonds. La définition est admirable de précision, le piqué est assez impressionnant, la compression parfaite. L'édition de 2001 (l'année) était déjà excellente, la marge d'amélioration était donc assez mince. Pourtant, l'impression générale est que l'image a été affinée, précisée, étalonnée de nouveau pour améliorer le rendu des couleurs, plus éclatantes. C'est un émerveillement de redécouvrir ce monument dans ce beau master sans tâche. Il est difficile de faire mieux, on a envie de se repasser le film encore dès qu'on le finit.


Nouvelle édition


Ancienne édition

Barry Lyndon 8/10
Barry Lyndon fait partie du coffret regroupant des éditions remasterisées avec un nouveau format cinéma des grands chefs d'oeuvre de Kubrick. Le retrouver dans l'exacte réplique de son édition précédente est tout simplement incompréhensible. L'image est cependant très belle, telle qu'on la connaissait déjà. L'aspect des plans qui ressemblent à de véritables tableaux est magnifié, les couleurs des décors, des costumes, de la nature sont idéalement étalonnées, la beauté du film est qu'il est tourné en lumière naturelle ou à la lueur des bougies. Cette luminosité particulière trouve ici sa traduction parfaite, donnant au film son identité unique, l'impression d'êtres plongé dans l'époque. Le film est fidèle à la vision du réalisateur, et à ses objectifs. Les plans sur la nature anglaise ont une grande profondeur de champ. C'est véritablement une toile de maître de trois heures mais non compatible 16/9. On peut le déplorer ou s'en réjouir car c'est conforme à la volonté du réalisateur sur l'édition de ses films en vidéos. Cela crée cependant une incohérence éditoriale certaine.


Eyes Wide Shut 7/10
L'intérêt de ces rééditions ou du moins leur particularité est le changement de format. Outre le fait que l'édition précédente respectait le choix du réalisateur, méticuleux et attentif aux moindres détails, on peut se demander ce que cela apporte. On note un changement de cadre, le haut et le bas de l'image étant coupés, les côtés se trouvent quant à eux légèrement élargis (cela est dû au passage du 1.33 d'origine au 1.77). Le grain cinéma voulu là encore par Kubrick est présent, presque accentué par rapport à l'ancienne version. Les noirs sont plus profonds, les couleurs toujours aussi éclatantes. Des fourmillements sont à déplorer dans les arrières plans et un manque de définition nuit à la précision de l'image (il semblerait que l'ancienne édition soit plus claire de ce point de vue également). Tout cela est subjectif, les possesseurs d'un écran 16/9 apprécieront que cette fois l'image soit compatible avec leur matériel. Il est en effet agréable de ne pas subir cet aspect aplati de l'image 4/3 de la précédente édition qui n'offrait pas le 16/9 désormais très répandu. Il y a aussi une obscurité plus marquée dans ce transfert, plus proche de l'esprit du film et du souvenir qu'on en a au cinéma. Cependant et c'est là un bémol, on a le sentiment que le cadrage voulu par Kubrick, ses plans extrêmement composés soient quelque peu bouleversés par ce changement de format. A chacun d'être juge, mais cela pose un réel problème artistique: lui qui était attentif au mondre détail, aurait-il approuvé ce choix? Il était revenu sur ces formats cinéma pour les adapter à la video. C'était alors justifié par le format des télévisions alors toutes en 4/3. Quelle est alors la version définitive?


Nouvelle édition


Ancienne édition

Full Metal Jacket 8/10
Le passage au format cinéma brise avec nos habitudes tant le master précédent, voulu par Kubrick pour la video, était devenu familier. Le changement de format induit donc un changement de cadrage sensible, rognant sur le haut et le bas de l'image, l'élargissant sur les côtés. Cela ne crée pas d'aberration mais change assurément la perception du film. Les personnages prennent davantage de place à l'écran, apparaissent moins plongés dans le décor. La définition est quant à elle plus précise, moins lissée que sur l'édition précédente, plus tranchée dans ses couleurs et plus marquée dans ses contrastes (les noirs sont beaucoup plus profonds), une belle profondeur de champ dans le dernier acte du film (dans la ville en ruines). En dehors de la rupture induite par le changement de format, cette édition apporte une amélioration notable et un master exempt des rares imperfections qui restaient encore à la précédente version.


Nouvelle édition


Ancienne édition

Lolita 8/10
Le format est celui retenu par Kubrick pour les videos, donc en 4/3. Sur la copie subsistent quelques poussières. Toutefois le Noir et Blanc est de bonne qualité, les noirs sont profonds, la définition assez précise et les contrastes tranchés. Une bonne qualité d'ensemble, semblable en tous points à l'édition précédente.


Orange Mecanique 8/10
L'image est cette fois au format d'origine déjà connu, mais adapté au 16/9. L'image ne sera donc plus aplatie (même si elle est très légèrement recadrée sur le haut et sur les côtés) comme sur la précédente édition. On peut noter une copie plus propre (plus d'artefacts comme c'était le cas avant), des couleurs généralement plus vives et un aspect plus lisse et plus lumineux. Un léger manque de piqué est à déplorer ainsi qu'une définition certes très bonne mais qui ne parvient pas au très haut niveau de la nouvelle version de 2001 Odyssée de l'espace. Il y a donc de l'amélioration, mais l'évolution est moins nette qu'ailleurs.


Nouvelle édition


Ancienne édition

Shining 9/10
Encore une fois, comme pour Eyes wide shut et Full metal Jacket, le changement de format implique un changement de cadrage, retrouvant son cadrage cinéma, par opposition à celui que Kubrick voulait pour la video. L'image est coupée en haut et en bas, élargie sur les côtés, ce qui convient aux écrans 16/9 mais cela ôte des détails dans la composition telle que nous la connaissions. Côté technique, la copie est irréprochable, la compression est bonne, les contrastes tranchés, la définition de bonne tenue. On plonge dans une image lisse et nette, aux couleurs appuyées sans ostentation, une teinte moins froide que dans l'édition précédente. Il n'y a pas de grain et la netteté engendrée par l'utilisation des larges objectifs prend tout son sens ici.


Nouvelle édition


Ancienne édition

Stanley Kubrick, a life in pictures 8/10
L'image est parfaitement nette lorsque les nombreux intervenants parlent. Les extraits de films sont issus des éditions précédentes au format 4/3, certaines archives familiales sont forcément anciennes et abimées. Il est appréciable de découvrir les photos de Kubrick, et celles rares, prises sur ses tournages. L'ensemble du documentaire est de très bonne qualité, d'une bonne définition avec des belles couleurs, fort agréable à regarder.



 
Critique Son
2001 : L'Odyssée de l'espace 9/10
Là encore, c'est une expérience d'exception en version originale. Le film commence avec ce panneau noir et ce fracas musical, juste avant le logo MGM comme l'ouverture d'un opéra. La musique de Richard Strauss s'élève, « Ainsi parlait Zarathoustra », les graves font vrombir le caisson de basse, la musique se déploie sur tous les canaux, majestueuse. 2001 sera dans cette édition une expérience totale, jouissive également dans la section sonore. Il y a la musique bien sûr qui sollicite tous les canaux avec une cohérence parfaite. On ne connaît pas ici l'impression d'un stereo d'origine gonflé pour le 5.1, tout est justifié et surtout, extrêmement immersif. Le son de la respiration des astronautes est diffusé par les canaux arrières, la voix de l'ordinateur HAL contamine discrètement toutes les enceintes, renforçant son omniscience. Le son des vaisseaux envahit la pièce et vous entoure littéralement (notamment grâce aux surrounds très présents). Le son strident émis par le monolithe est assez spectaculaire également. Le caisson de basses est quant à lui régulièrement et judicieusement sollicité. L'expérience est donc magnifique également dans sa section sonore. Les voix de la VF sont quant à elle un peu vieillies, les voix paraissent plus naturelles en V.O, il serait dommage de passer à côté.


Barry Lyndon 8/10
Comme pour presque tous les autres films de Kubrick en DVD (exception faite de 2001), c'est à l'avant que ça se passe, les surrounds n'étant sollicités que pour diffuser la musique et les ambiances d'une manière raffinée et élégante, le mixage Dolby Digital 5.1 n'abuse pas des effets de spatialisation et respecte l'esprit de la piste d'origine (Kubrick privilégiant le mono). Le caisson de basses est quant à lui judicieusement sollicité pour les explosions, ou pour appuyer discrètement la musique (les tambours notamment, le rythme marqué de la Sarabande d'Haendel), lui donnant un relief appréciable. La VF profite quant à elle des mêmes qualités, avec notamment la voix de Jean Claude Brialy pour faire le narrateur, elle respecte l'esprit de la V.O, ce qui est assez rare. Cependant on perd les accents très marqués de la piste originale, notamment celui du narrateur, la V.O est donc à privilégier pour jouir de tout le potentiel du film.


Eyes Wide Shut 8/10
La section sonore n'a pas connu quant à elle ces gros bouleversements. On profite donc de pistes en Dolby Digital 5.1 subtile et bien dosée, à l'instar de l'édition précédente. Elle est un élément primordial du film et participe à son ambiance onirique. La musique se diffuse harmonieusement entre tous les canaux, partant de l'avant pour se répercuter à l'arrière, comme un écho. On échappe au mixage stereotypé de la plupart des dvd (les voix à l'avant, la musique à l'arrière). On y trouve un équilibre unique et assez particulier. Ainsi les notes angoissantes du piano de Ligeti font une irruption soudaine brutale, partant de l'avant et faisant une entrée fracassante pour résonner sur les arrières, comme un coup de feu. La chanson de Chris Isaak est tonitruante et sollicite tous les canaux ainsi que le caisson de basses. La musique qui accompagne l'orgie est rendue de manière frappante, se déployant également peu à peu à tous les canaux au fur et à mesure qu'elle prend de l'ampleur (avec des basses oppressantes qui s'affirment). La musique garde son aspect primordial et guide l'émotion du spectateur, elle est ici rendue avec maestria. Pas de changement notable par rapport au précédent mixage déjà exemplaire. La version française profite des même qualités, mais on perd grandement en naturel, comme souvent chez Kubrick. Le jeu des acteurs est déjà poussé, expressif, excessif parfois (il n'aimait pas le jeu naturaliste), ainsi avec l'artifice du doublage, il paraît presque faux (ce qu'il n'est absolument pas).


Full Metal Jacket 8/10
La version originale est à privilégier pour son naturel et la voix inimitable du sergent instructeur. Pas de piste gonflée artificiellement ici, mais juste un beau remixage en 5.1 du mono d'origine qui garde toute son efficacité frontale mais avec des basses plus profondes et des effets mieux localisés. On a vraiment le sentiment de découvrir le film dans des conditions optimales. On constate toujours une très bonne séparation des canaux avants. Les surrounds sont quant à eux sollicités avec beaucoup d'élégance et de discernement, ajoutant à l'ambiance (que ça soit pour la musique et les bruits de fonds de la bataille). La VF apparaît quant à elle plus datée.


Lolita 7/10
Le version originale est à privilégier, le doublage français apparaissant extrêmement vieilli et les voix légèrement grésillantes et saturées. La piste anglaise est donc très nette, bien claire, diffusée dans l'intégrité de son mono d'origine de l'enceinte centrale. Les voix sont bien définies avec une belle ouverture et un sentiment de naturel appréciable pour un film de cet âge. La musique est parfaitement bien rendue également. Le mixage est donc très bon, la piste est bien équilibrée, sans spatialisation hérétique en 5.1.


Orange Mecanique 8/10
Même constat au niveau du son. La musique se déploie avec élégance et discernement sur les arrières, par petites touches, mais le principal est concentré sur les avants, avec une spatialisation parfaitement gérée à partir du mono d'origine. Tout cela garde une belle dynamique et une belle cohérence. Cependant un déploiement plus ample et plus spectaculaire du grand Ludwig van n'aurait pas été de trop.


Shining 8/10
Le son n'a quant à lui pas subi de grosses différences par rapport à l'édition précédente. La musique vient contaminer tous les hauts parleurs, investissant les surrounds et le caisson de basses en irruptions soudaines et puissantes. Pour le reste, cela se passe à l'avant. Une piste en 5.1 très bien équilibrée. La spatialisation est efficace, respectant finalement l'intégrité du mono d'origine sans le doper outrageusement. On perd en justesse dans la VF avec cet aspect toujours un peu étrange chez Kubrick où on « sent » le doublage, le rajout qu'il implique sur le jeu des acteurs. D'autre part, la piste accuse davantage que son homologue anglaise le poids des ans (aspect un peu nasillard au niveau des voix, plus saturées).


Stanley Kubrick, a life in pictures 8/10
Là aussi une bonne surprise puisque le son est fidèle aux mixages DVD des films de Kubrick dans les extraits, notamment pour la musique et la fameuse respiration de 2001 diffusée sur les canaux arrières. Là encore un travail digne de l'oeuvre du maitre avec une bonne spatialisation et une bonne dynamique. Les voix sont parfaitement claires.


 

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  Note des Lecteurs
   1 votes        détail des votes
titojc   un petit plus...
titojc  10/10 eyes wide shut
Nicolas Houguet   Eyes wide shut: version non censurée
Kaplan   EYES WIDE SHUT
Zombotte   ARGH
Nicolas Houguet   Image d'Orange mécanique
elphik   Merci à la rédaction de m'expliquer