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USA: Midnight Meat Train - He's just not that into you - Adam - Fanboys - Infestation (Critique Cin�ma)
2/13/2009 3:43

MIDNIGHT MEAT TRAIN de Ryuhei Kitamura
8/10

Quand le génie de l'horreur baroque Clive Barker (derrière HELLRAISER et CANDYMAN) s'associe avec le génie asiatique de la violence Ryuhei Kitamura (VERSUS, ALIVE, ARIGAMI, AZUMI) s'associent pour un film d'horreur adapté d'une nouvelle du premier, difficile de faire la fine bouche. S'étant fait beaucoup attendre au long des derniers mois, THE MIDNIGHT MEAT TRAIN voit enfin le bout de son nez. Tant mieux étant donné tout ce que le métrage apporte à nos yeux de carnivores déçus par l'année 2008 en matière de films d'horreur. Pas loin d'être une petite claque mais manquant tout de même d'un peu de peps, le film de Kitamura reste cependant une superbe perle visuelle qui mélange à la fois la folie du réalisateur avec les thèmes chers de l'auteur, le tout dans un super mix entre légende urbaine et CREEP. Derrière son énième intrigue de photographe hanté par les images qu'il prend se cache en fait un superbe conte sadique et sanglant où Bradley Cooper interprète un artiste un peu en retard qui tente de capturer l'immensité de la ville comme personnage ne l'a jamais vu. Bourré de métaphores sublimes transfigurés par les plans de Kitamura, THE MIDNIGHT MEAT TRAIN parle clairement de la descente aux enfers de ce personnage principal qui va trouver son premier sujet choc en descendant dans le métro. Manquant de se faire tuer par un petit gang de quartier et sauvant la vie d'une jeune modèle, Leon ne sait pas qu'il va se retrouver en possession de la preuve évidente que sa disparition est liée à la présence de cet homme qui lui a tenu la porte du wagon. Commençant à devenir obséder par un Vinnie Jones absolument impérial (prestation simple, sobre, classe), Leon va commencer à faire ressortir ses pulsions violentes au fur et à mesure que Mahogany va effectuer ses meurtres sous l'œil effaré du spectateur. Tous plus créatifs les uns que les autres, et avec cet immense marteau à multiples usages, Kitamura transcende totalement les meurtres brutaux vus dans ce jeune de film urbain pour en faire un jeu de massacre terrible. Entre voir l'œil de Ted Raimi giclé vers le spectateur, une décapitation à la première personne ou une explosion de crâne au ralenti, Kitamura sait quand placer ses effets chers depuis les explosions gores de VERSUS. Et passé la première heure du film où l'enquête commence à devenir de plus en plus dangereuse et intense (la poursuite dans la boucherie est réellement stressante), le film bascule dans la mythologie de Barker sans aucun problème. La grosse qualité du métrage est qu'il ne répond pas à toutes les questions de manière didactiques dans les 5 dernières minutes pour faire un gros twist mais réellement disperse ses questions et leurs réponses au fil et à mesure que Leon va se retrouver piéger, maudit car laisser en vie par les étranges créatures au bout de la ligne. Toute ce mystère autour de Mahonagy nous emmène sur des pistes étranges, bizarres, et rentre clairement dans le bestiaire de Barker dans la dernière partie, violente et poignante. Tous les deux maudits et ayant soufferts des mêmes pertes, Leon et Mahogany sont les deux tueurs choisis par les créatures pour rester en vie et leur offrir des corps chaque nuit dans le dernier train. Laissant le spectateur s'imaginer l'ampleur de l'organisation à l'origine de ce deal (la mort de Roger Bart cachée par un inspecteur de police), Kitamura signe son pari de réaliser un film d'horreur pas con, intense et vraiment fun par moment. Comme la plupart de ses films, un produit à prendre comme ça, qui ne restera pas dans les annales mais qui prouvent que Barker est l'un des auteurs qui transcendent le plus les réalisateurs qui s'occupent de ses adaptations. En attendant Laugier et son HELLRAISER...

HE'S JUST NOT THAT INTO YOU de Ken Kwapis
6/10

HE'S JUST NOT THAT INTO YOU pouvait tomber de deux côtés: la comédie romantique réussie avec son casting impeccable (façon LOVE ACTUALLY) ou toutes les autres comédies romancées que la Fox nous pond depuis quelques mois avec une flemmardise flagrante (LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA, 27 ROBES, BRIDE WARS). Heureusement pour nous, sans atteindre la perfection du film de Richard Curtis, le film est plutôt à casé dans les réussites. Prévisible, complètement orienté du côté « les femmes sont tous manipulées par les hommes » et clairement réalisé par un type qui n'en avait un peu rien à foutre de sa mise en scène (monsieur LICENSE TO WED et SISTERHOOD OF THE TRAVELING PANTS), le film est pourtant assez plaisant. Une grande partie du capital de sympathie étant bien étendu à mettre sur les épaules des comédiens tous plus excellents les uns que les autres. Et il est d'ailleurs amusant de voir à quel point notre amour pour l'un ou l'autre nous fait aimer leurs petites intrigues. Découpé en 4 parties illustrant les 4 couples principaux du métrage, le film parle donc de tout ce que les hommes font de mal aux femmes. « S'il ne vous rappelle pas » se centre sur la géniallissime Ginniger Goodwin (WALK THE LINE), une femme un peu fofolle qui tente de trouver un petit ami en traînant dans les bars et allant à des rendez-vous arrangés par ses amis. Il s'agit là du meilleur arc du film, l'actrice allant à fond dans le côté décalé et un peu à l'ouest de son personnage. Et il offre surtout l'occasion au génie Justin Long de faire le meilleur ami sympathique et séduisant qui connaît tous les petits trucs que les hommes font quand il s'agit de premières sorties. Révélant pas mal de détails plutôt vrai pour le coup, la relation entre les deux grandit au fur et à mesure lorsque Gigi pense avoir repéré les indices qui font que Alex est attiré par elle. Et le retournement de situation excellent lorsque Alex devient celui qui appelle sans arrêt, laisse des messages stupides et attend avec son portable sur lui toute la journée est l'un des moments les plus vrais du film. L'un des seuls où les hommes ne sont pas des archétypes. « Si elle ne couche pas avec vous » est une sous-intrigue un peu moins développé mais pourtant très vrai, même si c'est la seule où une femme est à l'origine du problème. Ce qui ne fait aucun sens dans un film qui utilise le pronom HE dans le titre. Scarlett Johansson, sublime, est cette fille qui ne cherche pas de relation sérieuse avec le seul homme qui veut une relation sérieuse, Connor (brillant Kevin Connolly de ENTOURAGE). Les deux vivent une amitié teintée parfois de sexe qui, à partir du moment où elle commence à décoller, va finir par s'écrouler par l'absence totale d'émotion de Anna. Anna qui d'ailleurs est au centre de la partie « Si il couche avec quelqu'un d'autre », où elle est la maîtresse d'un agent artistique (Bradley Cooper qui semble être dans tous les films américains de l'année) qui n'arrive pas à faire le pas avec sa femme. En plein dans les travaux qui mèneront à la dernière étape de sa vie conjugale, Ben commence à mentir à sa femme (Jennifer Connelly, intense), la tromperie symbolisé par le paquet de cigarette qu'il cache depuis des lustres en accusant les pauvres employés (Luis Guzman, hilarant) de fumer. Couple typique qui atteint un moment dans la vie où le mariage ne représente plus rien sauf enfer et monotonie, cette partie est sûrement la mieux traitée quoi qu'un peu cliché sur les bords (personnage qui pète les plombs = caméra qui bouge). Enfin, « s'il ne vous marie pas » parle du couple Ben Affleck (dont je suis fan absolu depuis des lustres) et Jennifer Aniston (aussi bonne que dans MARLEY & ME), le premier refusant de marier l'autre car il n'y trouve aucun intérêt, ce qui provoquera une petite crise au sein du couple qui est en droit de se demander si le mariage est une institution en laquelle on peut encore croire. Rajoutez à cela Kris Kristofferson et Drew Barrymore en seconds couteaux et vous aurez une petite comédie romantique un peu prétentieuse mais pas forcément désagréable.

ADAM de Max Mayer
9/10

Tombé de nul part au dernier Festival de Sundance, ADAM est un bijou absolu concocté par l'auteur/réalisateur Max Mayer. Un film qui a sûrement le synopsis le plus con de l'histoire et qui m'a valu quelques réticences quant à ma volonté d'aller le voir en projection privée: un autiste tombe amoureux de sa voisine. Les films sur autiste pouvant parfois virer à la fable stéréotypée (I AM SAM où la performance de Sean Penn tourne un peu en vain), il faut parfois les prendre avec des gants. C'était sans compter que ADAM ne parle pas de l'autisme en général et ne se veut pas porteur d'un message quelconque, mais se revendique clairement comme une petite romance où un être différent incapable de ressentir la moindre émotion va chercher à aimer la fille de sa vie. Derrière Adam se cache l'impressionnant Hugh Dancy, brillant de bout en bout du métrage, rappelant parfois la prestation sobre et incroyable de Joseph Gordon-Levitt dans THE LOOKOUT. Réalisé, écrit et monté à la perfection, ADAM est réellement un petit bijou qui vous tiendra en haleine quant à la réussite de cette histoire d'
amour où le simple mot aimer est exclu du vocabulaire d'Adam, souffrant d'une forme d'autisme où il est incapable d'analyser ce que pensent les autres et ce qu'il ressent. Ce qui provoque immédiatement une barrière dans sa relation avec Beth (Rose Byrne, magnifique comme d'habitude). Et nous donne une magnifique leçon d'amour. Mais le film va bien plus que ça. Ce ne sont pas deux êtres dans un appartement qui s'embrassent sans pouvoir se dire des mots d'amour. C'est d'abord l'histoire d'Adam, cet être un peu différent et décalé de la réalité, vivant seul depuis la mort de son père avec qui il vivait, dégustant les mêmes plats chaque jour, concevant des circuits électroniques pour une société de jouets ingrate, et mettant tout son temps libre dans sa passion pour l'espace. Sa rencontre avec Beth va un peu bousculer le quotidien. Mais ADAM n'en fait jamais trop. Ce n'est pas comme-ci il s'agissait d'un ermite qui refuse tout contact. Il ne sait pas comment dire les choses qu'il est censé dire et ne comprend pas tout le temps les attentions qui lui sont portés. Mais il comprend la vie. Et il comprend son attirance pour Beth d'une manière ou d'une autre, cette dernière l'emmenant dîner dans des restaurants pour le faire sortir de son quotidien bateau, et finalement y rentre aussi. Le couple est heureux tandis que le père de Beth (Peter Gallagher de NEWPORT BEACH) doit faire face à des accusations quant à sa gestation de son entreprise. Mais ce n'est pas avant la dernière partie où tout l'amour de Beth pour Adam lui fait comprendre qu'ils ne pourront jamais être ensemble que ADAM explose. Larmes sont versés dans les dernières minutes du métrage qui tiennent du génie, et où une phrase résume tout ce que l'amour est censé représenté aujourd'hui. « Montrer l'amour n'est pas l'important. Le ressentir est la nécessité ». On ressort d'ADAM vraiment bouleversés, à la fois heureux et à la fois dans une position étrange. Le genre de films romantiques qui parlent vraiment d'amour. Ils sont rares aujourd'hui. C'est donc en ça que ADAM, acheté par la Fox, se doit d'être vu. Unique, décalé, magnifique.

FANBOYS de Kyle Newman
7/10

Projet maudit pendant des années car charcuté par son studio (Weinstein...pas de surprise), FANBOYS voit enfin sa version quasi-définitive sortir sur les écrans, mettant fin à des mois de suspens où des journalistes et fans du film comme Harry Knowles se sont battus pour voir le film sur grand écran. L'origine du mitige entre producteurs et réalisateur est que le film, une comédie purement geek où 5 fans de STAR WARS veulent entrer dans le Lucas Ranch pour regarder LA MENACE FANTOME avant sa sortie, cible un public jeune qui n'aurait pas saisi la sous-intrigue autour du cancer de l'un des protagonistes. Litige un peu bidon mais qui a permis au réalisateur de modifier sa copie et d'ajouter des caméos par-ci par-là, faisant du film l'une des pièces avec le plus de comédiens hilarants au monde. L'intrigue du cancer étant un peu au second plan et totalement torché dans le métrage final (on en parle 2 fois et c'est fini), FANBOYS est plus un road-trip allumé par 5 jeunes acteurs de génie qui sont à fond dans leurs rôles de fans ultimes de STAR WARS qui veulent sauver l'honneur et être les premiers à voir le film de la décennie: Jay Baruchel (KNOCKED UP), Chris Marquette (THE GIRL NEXT DOOR), Kristen Bell (sublime VERONICA MARS en personne), Dan Fogler (BALLS OF FURY) et Sam Huttington (SUPERMAN RETURNS). Si le film est une déception, c'est parce qu'il ne laisse pas beaucoup de temps au spectateur pour apprécier chaque situation dans lesquelles se mettent les personnages. On sent que le métrage a clairement été coupé de vingt bonnes minutes, faisant des 1H20 restantes une petite comédie qui ne sera pas l'object geek ultime des 10 prochaines années. Et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer. Clairement dans son sujet, le réalisateur et ses deux scénaristes ont tout travaillé pour faire du road-trip un festival. Entre Harry Knowles (Ethan Suplee) qui débarque parce que sa cousine a été harcelé sur internet par l'un des gars de la bande, Kevin Smith qui prostitue Jason Mewes dans les stations service, Danny Trejo qui deale de la pure marijuana dans un bar gay, un van qui est capable de propulser à la vitesse lumière, Seth Rogen qui se bat contre lui-même dans un double-rôle brillant (nerd fan de STAR TREK d'un côté, pimp fan de STAR WARS de l'autre), Joe Lo Truglio (SUPERBAD & PINEAPPLE EXPRESS) en flic minable, Jaime King (SIN CITY) en prostituée, Carrie Fisher en médecin condescendant, William Shatner à l'égo demesuré, Billy Dee Williams (Lando himself) en juge salopard, tout est fait pour combler les attentes du spectateur geek qui comprend toutes les petites allusions et qui suit cette histoire avec intérêt. Mais c'est véritablement quand le braquage commence que le film, se prenant un peu moins au sérieux, est une perle. Le Skywalker Raunch est une suite de clichés sur George Lucas (les gardes sont déguisés comme les personnages de THX 1138, les goodies sont dans toutes les pièces de la maison) dans lesquels Ray Park, Craig Robinson et Danny McBride sont des agents de sécurité stupides et non-sensiques. Et après cette suite de fous rires, FANBOYS devient véritablement un film avec une âme lorsque le pauvre Linus, au seuil de la mort, a la chance de voir LA MENACE FANTOME, seul, et meurt comblé. Les quelques dernières minutes sont vraiment un hommage à la passion que chacun éprouve dans le cinéma et dans la vie en général: accomplir ses rêves est la plus grande satisfaction du monde. Et quand à la dernière phrase du film, elle représente bien tout ce que l'attente peut parfois provoquer: la déception. « Et si le film était nul ? ». La suite, on la connaît...

INFESTATION de Kyle Rankin
2/10


Il y a deux possibilités quand on reçoit un mail de The Screening Exchange, site s'occupant d'envoyer les invitations aux projections privées dans la région: soit on tombe sur un film que l'on attendait énormément et que l'on ne pourra pas voir faute de temps (THE BOAT THAT ROCKED, FROST/NIXON, DRAG ME TO HELL), soit on tombe sur des trucs qui ne sortiront absolument jamais sur grand écran. Et alors que je me suis endormi dans le bus sur ma route pour la bombe THE HURT LOCKER, me voilà bel et bien présent pour voir...INFESTATION. Deuxième projection privée et deuxième film qui ne verra jamais le bout du chemin, comme l'a été BALLS OUT (la comédie avec Sean William Scott qui vient de reçevoir une date pour une sortie en dvd uniquement...). Et franchement, on se dit que c'est bien mérité. INFESTATION aurait pû être une putain de série B jouissive dans la lignée de ARAC ATTACK, l'un des bijoux que l'on adore voir et revoir sans cesse. Sauf qu'au lieu de lorgner d'un vrai scénario et d'un second degré maîtrisé, il s'agit en fait d'un film torché pour quelques dollars, sûrement bourré de bonnes intentions mais qui ne dépasse jamais le statut de film raté. Car passé la photographie plutôt pas mal de Thomas Ackerman, la prestation hilarante de Christopher Marquette (dont je suis fan depuis THE GIRL NEXT DOOR), quelques scènes plutôt marrantes et le monstre final superbe (qu'on voit à peu près 10 secondes), le reste est un lent film un peu trop naïf par moment qui fait mine d'éviter les clichés tout en essayant de les inclure. L'avantage est que tout passe très vite et qu'on a pas le temps de voir le rip-off d'un film de Romero avec des bestioles géantes en tout genre (scarabées qui crachent de la toile, moustiques infectants, et mi-zombie mi-araignée) où une ville a été attaquée par toute sorte de créature sans aucune raison. Les habitants sont tous dans des cocons et Cooper, un jeune homme un peu branleur qui vient de se faire virer, est le premier à se réveiller. Il comprend vite qu'il faut réveiller les gens autour de lui avant que les bestioles ne reviennent, et très vite, un petit groupe se forme à l'intérieur d'un immeuble. Petit à petit, les survivants disparaissent un à un tandis que Cooper tombe amoureux (zzzzzzz) du garçon manqué qu'est Sara (sublime Brooke Nervin), qui s'est mis de la tête de retrouver sa mère enlevée par un moustique mutant. L'objectif est donc d'aller vers le sud où une immense fumée noire est dégagée: il s'agit du nid des créatures. L'intrigue va donc à 200 à l'heure, tentant de nous faire oublier les très mauvais effets spéciaux et l'absence totale de construction des personnages. On doit nous même faire le portrait de chaque personnage, le scénario étant trop flemmard pour nous indiquer quoi que ce soit, même s'il est évident que Cooper est le personnage central du métrage. Tant mieux pour nous, Marquette s'en donnant un coeur joie pour livrer une performance très marrante. Les scènes entre lui et son père (Ray Wise, le diable du REAPER) sont d'ailleurs les plus réussies et drôles du film car ils arrivent tous deux à nous faire comprendre une situation sans forcé sur les dialogues pourris, chose la plupart du temps utilisée dans le reste du métrage. La plupart des personnages sont ainsi complètement cons ou insignifiants, voir même incompréhensibles. L'exemple parfait est Cindy, femme botoxée et superficielle dont le comportement est illogique. Le réalisateur fait beacoup de blagues à son sujet (elle veut coucher avec Cooper et se donne à lui à chaque fois qu'ils sont seuls) sans prendre le temps de nous parler de son aspect triste et déprimée, détachée de la situation (elle se maquille, un corps déchiqueté à ses pieds). Sa dépression nerveuse est juste là histoire de dire qu'elle n'est pas aussi bête même si elle obtient la séquence la plus ridicule du film (elle monte dans une voiture, elle ressort outrée, puis elle demande à remonter 3 minutes après en criant). Le problème est que le film n'est jamais jouissif, hilarant ou maîtrisé. Il pique quelques trucs à droite à gauche (rester dans un endroit clos comme dans ZOMBIE, aller d'un endroit à un autre sans se faire voir comme THE HAPPENING, aller sauver les derniers survivants comme tous les films du monde) sans trouver son propre souffle. Il manque toujours une étincelle qui fait tomber INFESTATION dans la série B pourrie. Et c'est franchement dommage car au lieu d'un ARAC ATTACK 2, nous avons un UNDEAD 2. Et voir des mauvais FX dans une photographie bleutée avec des acteurs pas très bons, c'est vraiment moche.


Commentaires

Commentaire par MrPark au sujet de 2/13/2009 5:51
Tu oublies un peu trop vite Candyman (que Tib a d'ailleurs cit�) J�r�mie. Certes toutes les adaptations ne sont pas top, loin de l�, mais Candyman reste tout de m�me un putain de chef d'oeuvre et il est sign� par Bernard Rose. Sinon je suis enti�rement d'accord avec Tib concernant Midnight Meat Train.
Commentaire par Jeremie79 au sujet de 2/13/2009 4:39
Midnight Meat Train> "mais qui prouvent que Barker est l'un des auteurs qui transcendent le plus les r�alisateurs qui s'occupent de ses adaptations."

Oui mais non. Car force est d'avouer que les adaptations qui ne sont pas sign�es par Barker lui-m�me font franchement piti� (Rawhead Rex, Transmutations).

En fait, Barker l'�crivain n'est transcend� que par ... Barker le cin�aste (Hellraiser, Cabal, le Ma�tre des Illusions).


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