Plutôt un top 9 en fin de compte. Comme je suis un grand fan du cinéma épique, voici sans plus tarder mon top 9 des films épiques.
9. Alexander - Final Cutde Oliver Stone avec Colin Farrel, Anthony Hopkings, Angelina Jolie, Val Kilmer, Rosario Dawson (2007)
"Alexander" est nul doute l'un des films les plus polémiques des dernières années. La première fois que je l'ai vu, je dois avoué que je me suis vraiment ennuyé et que je ne l'ai pas aimé. La seule chose que j'avais vraiment appréciée c'était la Bataille de Gaugamèles. C'était d'un réalisme et d'une grandeur...le sable, la scène de bataille vue à vol d'aigle...magnifique. Deux ans plus tard, j'ai décidé de revoir le film pour me faire une nouvelle opinion du film et voir si ça valait le coup d'acheter le Final Cut. Je dois dire que lors de la deuxième vision j'ai beaucoup plus apprécié le film. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne me suis pas ennuyé devant le film. Sans doute parce que je savais à quoi m'attendre cette fois-ci: pas le film remplit d'action comme le présumait la bande-annonce. Après quoi, j'ai décié de me proccurer le Final Cut qui rajoute 40 minutes au film. La première chose qu'on puisse remarquer c'est que le film a été remonté en entier. Le film commence avec la bataille de Gaugamèles, comme j'aurais aimé que ça soit le cas dans le premier montage. Il n'y a pas beaucoup de scènes nouvelles, mais surtout des scènes ralongées. Le présent d'Alexandre est mis en parallèle avec son passé, de ce fait, tout ce qui ce passe avant la Batailles de Gaugamèles est présenté sous formes de flash-back. Ce nouveau montage rend l'histoire plus prenante selon moi. Je dirais que cette version est pour ceux qui ont aimé la version sortie en salle et ceux qui ne l'ont pas trop détesté. Les autres, passé votre chemin car vous allez vous ennuyer encore plus car il n'y a aucune nouvelle scène action, hormis quelques plans gores (comme un éléphant qui écrase un homme...). Aussi, la bisexualité d'Alexandre est clairement démontrer, alors pour ceux que cela leur dérange...Mais cette version comporte quand même des déceptions et des faiblesses. Au début, on voit le vieux Ptolémé (Hopkings) à Alexandrie alors qu'on ne parle même pas de ça fondation durant le film. On ne voit pas non plus Alexandre sacré Pharaon. Mais les costumes, les décors, les paysages sont magnifique et la Grèce antique, Babylone ont été magnifiquement recréer.

8. Musa (Musa, la princesse du désert)de Sung-su Kim avec Jung Woo-Sung, Zhang Ziyi, Sung-kee Ahn (2001)
L'un des plus grands films d'action-aventure. Un film épique asiatique comme on en voit rarement. Des scènes de combats d'un réalisme et d'une violence extrême. Les fans de Gladiator et de Braveheart ne seront pas déçu. Bien que le scénario soit simple (un groupe de guerriers qui part à la rescource d'une princesse), il est très bien ficellé. Il y a de l'action pratiquement sans arrêt : on se fait attaqué, on se replie, on attaque, on se replie, etc. Voila qui peut résumer les divers péripéties du film. Mais ce qui fait la grandeur de ce film ce n'est pas le scénario, mais bien la réalisation époustonflante et le plaisir de voir certaines des plus violentes scènes de batailles jamais filmées. C'est nul doute l'un des meilleurs films du cinéma asiatique.
7. The Lord of the Rings - The Two Towers (Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours)de Peter Jackson avec Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, John Rhys-Davies (2002)
Malheureusement, "Les Deux Tours" n'arrive pas à la hauteur du premier volet. Tout d'abord, le prologue du film n'a pas grand intérêt. C'est celui du "Retour du Roi", celui où on vois l'origine de Gollum qui aurait du être intégré au montage puisque le film traite particulièrement de ce dernier. Aussi, certains rajouts qui ne sont pas dans livre n'apporte rien au film et ne font que ralentir le rythme de l'histoire (c.f. la fausse mort d'Aragorn. Tout le monde sait qu'il est encore en vie). Le siège du Gouffre de Helm et l'une des plus grande bataille jamais réalisée. Par contre, je n'ai rien contre l'arrivée des Elfes au Gouffre de Helm. Ce rajout est même très bien car il renforce les liens entre les Hommes et les Elfes. Ni contre les rajouts concernant Arwen. Sans ces derniers, la relation Aragorn-Arwen n'aurait aucune force. D'un plan général le film est assez fidèl au livre. La bataille du Gouffre de Helm et gigantesque. Le Rohan a été magnifique retranscrite à l'écran. La musique est toujours magnifique et le film remplit d'émotion.

6. 300 de Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham (2007)
Je sais que certains vont dire : "300 c'est juste un film d'action, ça ne vaut pas un Gladiator". Justement, c'est un film d'action et non un "Gladiator". Il faut prendre ce film pour ce qu'il est et non ce qu'il n'est pas. De cette façon, il est possible d'apprécier ce film à ça juste valeur. Pour les détracteurs qui vont quand même m'attaquer, je dirai qu'il n'y a pas de différence à mettre "300" ou "Terminator 2" dans un top 20 par exemple. Le scénario de ce film n'a rien d'original, il reprend les mêmes ligne que le premier, et il n'y a presque que des courses poursuites. Ce qui fait la grandeur de ce film, ce sont ses effets visuels exceptionnels pour l'époque, même chose pour "300". "300" est l'un des plus beaux films qui m'a été permis de voir. Les images sont splendide et rendent bien justice au côté légendaire de la bataille des Thermopyles. La musique est toute aussi magnifique. On s'adapte très vite aux ralentis qui donne une grandeur aux scènes. Les scènes de combats sont très biens filmés et d'une violence extrême: du sang qui gicle, des membres emputées,etc. Le réalisateur ne voulait pas que les méthodes de combat soient historiquement correcte, il voulait les rendre d'un air plus "cool", surtout concernant la phalange. Les acteurs sont bons eux aussi, j'espère qu'avec ce film Gerard Butler va être mieux connu du public et enfin devenir une stae du cinéma. L'action commence très tôt et nous tient accroché à notre siège jusqu'à la fin. On ne voit vraiment pas les 2 heures passer. Bien qu'il y a certaines chose irréalistes, l'esprit de la Bataille des Thermopyles est là. Je n'ai pas du tout été déçu, mise à part peut-être la courté du film.
5. Gladiator de Ridley Scott avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen (2000)
Le film qui a fait renaître le péplum et qui nous a permis à (re)découvrir ce genre, un genre extraordinaire malheureusement disparu de nos écran depuis longtemps. Je suis très intéressé par l'antiquité et j'avais encore vu aucun film sur cette époque avant "Gladiator". C'est ce film qui m'a fait découvrir les grands classiques comme "Ben-Hur", "Spartacus" et "Cleopatra". Et c'est le chef-d'oeuvre qu'est "Ben-Hur" qui m'a intéressé à d'autres films de cette époque, dont un autre grand chef d'oeuvre, "Lawrence of Arabia". Donc, inutile de dire que "Gladiator" a été un grand coup de coeur. Les scènes de combats sont tout simplement grandioses et d'un réalisme impressionnant. La Rome Antique n'a été aussi magnifiquement reconstitué: les costumes, les décors et surtout le Colisée sont à couper le souffle. Les acteurs sont tous excellent est interprètent leur rôle avec génie.
4. Braveheart de Mel Gibson avec Mel Gibson, Sophie Marceau, Brendan Gleeson (1995)
Un classique du genre épique. Des acteurs merveilleux, une magnifique musique, parfait pour l'ambiance et nous transporter en Écosse. Des scènes de combats époustouflantes à l'époque. Une histoire des plus belles et des plus touchantes. Un chef d'oeuvre.
3. Ben-Hur de William Wyler avec Charlton Heston, Stephen Boyd, Haya Harareet (1959)
"Ben-hur" a plus que mérité ses 11 oscars avec ses dizaines de milliers de figurants, ses costumes, ses décors et sa réalisation exceptionnelle. Ce film est un véritable monument. Charlton Heston est l'un des meilleurs acteurs qu'Hollywood n'a jamais connu. La musique est merveilleuse, je ne m'ennuie pas une seule seconde en écoutant le thème principal lors de l'ouverture. Bien que ce film est vieux de près de 50 ans, il n'a quasiment pas vieilli. La scène de la course de chars est colossale et innoubliable. Un grand peplum, sinon le plus grand de tous, un chef-d'oeuvre.
2. The Lord of the Rings - The Fellowship of the Ring (Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau)de Peter Jackson avec Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, John Rhys-Davies (2001)
Le meilleur des trois volets. Peter Jackson a su adapté la trilogie de Tolkien avec génie, qui est l'une des plus grandes oeuvres littéraires. La première fois que j'ai vu ce film, c'était en version longue. "The Fellowship of the Ring" m'a fait tellement forte impression qu'il m'a donné envie de lire l'oeuvre de Tolkien, qui est devenu mon livre préféré. La musique de Howard Shore est magnifique, une des meilleurs de l'histoire du cinéma. Elle colle parfaitement à l'univers, à l'ambiance, à l'action et à l'émotion. La mise en scène est énorme et les décors sont d'une beauté au delà de l'imagination. La Comté, Fondcombe, la Moria, la Lothlorien, les Hobbits, les Nains, les Elfes...c'est comme si tous ces lieux et tous ces êtres existaient réellement. En lisant le livre, il m'était difficile d'imaginer la Terre du Milieu avec autant de précision et aussi clairement qu'en regardant le film. Je félicite là le travaille remarquable d'Alan Lee et de John Howe. "The Fellowship of the Ring" est le meilleur de la trilogie car selon moi il est le seul à vraiment nous transporter dans la Terre du Milieu: l'ambiance, l'innoncence de la Comté.... Il y a une magie qui nous envoûte, une magie qui disparait dans les autres films et c'est aussi celui qui est le plus fidèle au livre (même si Tom Bombadil n'est pas présent). Grâce à Peter Jackson, le Seigneur des Anneaux a pris vie.

1. Kingdom of Heaven - Director's cutde Ridley Scott avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, Liam Neeson, Brendan Gleeson (2006)
(Attention : cette critique peut contenir des spoilers) Ridley Scott est nul doute l'un des plus grands réalisateurs de notre temps, il l'a prouvé à maintes reprises, notamment avec "Blade Runner" et "Gladiator", et il le prouve de nouveau avec son Director's cut de "Kingdom of Heaven". Maître dans la création d'univers, Ridley Scott, l'homme qui a fait renaître le péplum, est devenu LE réalisateur du genre épique. Personne n'a su égaler son talent jusqu'à présent, et ça ne sera pas de si tôt. D'autant plus que réaliser un film sur les croisades à l'époque que l'on connait sans semer la controverse et sans un semblant de propagande était un défi de taille, défi dont Ridley Scott a su relever haut la main. La version Director's cut est supérieur en tout point à sa version sortie en salle qu'il en résulte deux films complètement différents, l'un est un film épique de grande envergure, une oeuvre magistrale, l'autre, plutôt bancal, sans être mauvais, est un simple film d'action-aventure. La déception fut donc grande en 2005 lors de la sortie en salle de "Kingdom of Heaven", le chef-d'oeuvre que tous les fans attendaient avec impatience n'était pas, et le public en général attendait beaucoup plus de la part du réalisateur de "Gladiator". Le film donnait l'impression d'avoir été charcuté, le rythme de l'histoire ne marchait pas, les différents évènements déferlaient trop rapidement. Le tout était faible, sans grande émotion sauf lors de la mort du roi, parfois incohérent et le développement des différents personnages secondaires était laissé de côté. On se demandait même le rôle dont certains jouaient dans le film. Même le protagoniste manquait de force, malgré une bonne performance de la part d'Orlando Bloom dans son rôle de jeune chevalier, contrairement dans "Troy" dont il n'a fait preuve d'aucun talent, il a été choisi seulement parce qu'il était la coqueluche des adolescentes. N'empêche que techniquement parlant "Kingdom of Heaven" était une grande réussite. Le film était d'une très grande beauté esthétique et d'un très grand réalisme, de la violence et l'immensité des batailles aux incrustations numériques bluffant à couper le souffle qui dépassaient tout ce qui avait été fait avant. Le siège est nul doute le plus grande bataille jamais réalisée, jamais le Moyen-âge n'avait aussi bien été reconstitué. On reconnaît là le perfectionnisme de Ridley Scott, sa grande mise en scène, son grand soin sur la photographie. Du bleu divin en début de film, des jeux de lumières durant tout le long du récit, des divers plans qui sont comme des tableaux, tout était magnifiquement orchestré et d'une beauté sublime. Et que dire de la musique...Harry Gregson-Williams est l'un des meilleurs compositeurs de sa génération. Mais malheureusement, cela n'a pas sauvé le film. L'annonce d'une sortie d'une version dite Director's cut en dvd, avec 45 minutes en plus, qui pourrait enfin rendre justice au film était plus que bienvenue. C'était la version que Ridley Scott voulait nous présentée en salle, mais que les studios ont jugé trop "long" (194min) et comme le réalisateur le dit : "cette version comprend des scènes qui n'auraient jamais du être supprimées du montage." Avec le Director's cut, "Kingdom of Heaven" devient un tout autre film, bien plus épique et dramatique. Tout abord, à l'instar des anciens épiques comme "Ben-Hur", le film débute avec une ouverture sous la magnifique composition d'Harry Gregson-Williams. L'histoire est bien mieux développée. N'attendez pas de voir de nouvelles batailles, certes, il y a plusieurs plans gores de rajoutés comme des décapitations et un duel entre Balian et Guy à la fin, mais les ajouts se concentre surtout sur l'approfondissement des personnages, de l'intrigue, des enjeux et de l'histoire. Les vides, les incohérences, les faiblesses de la version cinéma ont été comblées. La première partie se déroulant en France a été radicalement prolongée, étoffant beaucoup plus le personnage de Balian, le rendant ainsi beaucoup plus crédible. On comprend mieux le protagoniste, dont son deuil concernant son fils mort-né et le suicide de sa femme. On voit celle-ci en flash-back, en un souvenir d'un moment de bonheur dont Balian se remémore lorsqu' il est emprisonné. Un souvenir qui s'efface lorsque Balian revient à la réalité : il a tout perdu, il n'a plus de raison de vivre. On voit beaucoup plus clairement la souffrance qui l'accable. On en apprend plus sur ses relations avec le prêtre, qui s'avère être son frère, tout comme le seigneur du village s'avère être le frère de Godfrey. D'ailleurs, lorsque ce dernier annonce à Balian son lien de famille, il ne le dit plus aussi directement, aussi brusquement et avec si peu de tact : "Balian, I am your father". Ne sachant trop comment l'annoncer, il fait appelle à différentes allusions, il ne le dit pas formellement tout en étant clair sur le point. On apprend également que Balian a déjà fait la guerre, à cheval mais aussi en tant que machiniste. Ses talents durant le siège de Jérusalem ne viennent donc plus de nulle part. La performance d'Orlando Bloom n'est plus juste bonne ou très bonne, elle est excellente et ce n'est pas un fan de l'acteur qui le dit. Les personnages secondaires, dont le développement s'est fortement accru, augmentent en importance, surtout celui de Sibylla grâce à l'introduction d'un nouveau personnage, son fils qui deviendra Baldwin V, l'héritier du trône. Le fait que ce dernier est atteint de la lèpre tout comme feu le roi est très bien amené. En désespoir de cause, Sibylla, refusant que son fils souffre comme a souffert son frère, décide de mettre terme à la vie du jeune garçon, tout en sachant que cela pourrait mener à la fin de Jérusalem, comme le témoigne ses paroles lorsqu'elle se confie à Tiberias : "How long before he wears a mask? Will you have one made for him? How did my boy deserve it? Jerusalem is dead, Tiberias. No kingdom is worth my son alive in hell. I will go to hell instead." Moment très fort, tout comme lors de la mort du roi. Grande performance de la part d'Eva Green en passant. Guy de Lusignan, accédant enfin au trône qu'il a tant convoité, en profite pour déclarer sa guerre à Saladin, ayant pour prétexte que c'est la volonté de Dieu, ce qui est non sans rappeler les événements actuels. Le film dénonce les imbécilités fanatiques, réelles causes des "guerres de religions" et non la religion en soi, que cela vienne de la part d'un chrétien ou d'un musulman, que cela se passait il y a mille ans ou aujourd'hui. Le film fait également appel à un message de tolérance de la part des deux clans, comme le démontre le grand respect que les deux grands rois, Saladin et Baldwin IV, ont pour chacun. La grande magnanimité du roi musulman est aussi clairement démontrée, malgré le fait que les chrétiens ont massacré tout les musulmans lors qu'ils ont pris possession de Jérusalem lors de ce qui sera appelé plus tard la "Première croisade", Saladin décide d'épargner tous ceux qui se trouvent dans la ville sainte lorsque celle-ci tombe en ses mains. Un autre message important que transmet le film est que ce n'est pas parce que vous faîtes partie d'une religion qu'il ne vous faut pas en respecter une autre, comme témoigne ce geste de la part de Saladin, lorsqu'il ramasse une croix tombée par terre, et la repose délicatement sur la table. L'éthique est aussi traité dans le film : est-ce morale de faire un peu de mal pour en ressortir un plus grand bien? Est-ce parce qu'une personne ayant autorité nous ordonne de faire de quoi qui est mal que cela le justifie? "A King may move a man, a father may claim a son, but remember that even when those who move you be Kings, or men of power, your soul is in your keeping alone. When you stand before God, you cannot say, "But I was told by others to do thus." Or that, "Virtue was not convenient at the time." This will not suffice. Remember that." a dit Baldwin IV. De sages paroles à s'en souvenir. Bref, le Director's cut est la vraie version du film et la seule à voir, qui est bien supérieur à "Gladiator", tant au niveau de l'histoire que de la réalisation. Ridley Scott nous signe là son plus beau film. Le Director's cut fait de "Kingdom of Heaven" une des plus grandes fresques jamais réalisés, le propulsant au rang de chef-d'oeuvre du 7ième art.