Critique Image

Image FLESH & TRASH : Copie remastérisée flambante quoique contenant de sympathiques petites rayures et légers défauts de-ci, de-là. Aucune importance ! Après tout, on les reconstitue avec délice en laboratoire pour habiller les bonus et les clips qui les accompagnent alors on peut bien les tolérer sur l'original ! En revanche, couleurs d'époques, lumière, contraste et définition au top.
FLESH de Paul Morrissey (1968)
Lissage du grain 16mm total. Plus aucun grain. La perfection. Format 1.33 d'origine respecté. Tant mieux parce que ça préserve leur aspect sauvage et peu friqué : il eût été stupide de les modifier et cela aurait même été difficilement concevable en respectant techniquement les résultats initiaux de la mise en scène. Sage abstention dont nous félicitons les éditeurs. (8)
TRASH de Paul Morrissey (1970)
Image HEAT : Paradoxalement, la copie du film le plus récent est en plus mauvais état que celle des deux titres précédents : on remarque plus de griffures, une belle déchirure et une séquence de dialogue dans la villa de Beverley Hills aux 36 pièces tremble pendant une bonne minute ! Mais aucune importance : les qualités de report sont les mêmes que précédemment. Définition et luminosité sont au top, supérieure à celles de l'édition PAL VHS sortie par Virgin il y a quelques années qui étaient pourtant au top technique concernant ce support. (7)
HEAT de Paul Morrissey (1972)
Critique Son
Son FLESH & TRASH : Mono d'origine en v.o.s.t.f. uniquement. Pas de v.o. pure ni de v.f. Comme on sait, les prises de son étaient parfois lacunaires, de niveau variable intempestivement ou volontairement, et on se félicite là aussi d'avoir l'aspect fauché et pris sur le vif parfaitement respecté. La conservation de ces effets est parfaite et ils ne sont pas défigurés par une remastérisation contemporaine qui les auraient, inévitablement, tués ou modifiés. (7)
Son HEAT : La v.o.s.t.f. propose un son mono identique aux précédents, quoique de meilleure facture puisque Morrissey n'avait pas vraiment d'ingénieur du son sur les deux films précédents. En revanche, on relève une ou deux erreurs dans les sous-titres : tout le monde ne connaît pas l'actrice Rita Moreno apparemment... son nom est remplacé par une obscure transcription phonétique qui perd la référence tandis que la négation est transformée en affirmation. Quelques phrases ne sont pas traduites du tout. Mais on ne perd rien d'essentiel : c'est l'essentiel ! (5)