D'une qualité nettement supérieure à l'édition dramatique de Après l'amour, cette édition brille par son rendu aux teintes chaudes et naturelles. La compression, sans être parfaite, offre une belle fluidité jusque dans les arrières plans et si l'ensemble manque légèrement de netteté, l'éditeur s'en tire avec les honneurs.
La piste stéréo ne montre pas une bien grande envergure mais a le mérite d'être claire et accuse une belle douceur dans la restitution des dialogues. La réalisatrice qui apporte toujours un soin particulier à sa bande originale (ici de Luis Enríquez Bacalov) voit cette dernière malheureusement légèrement trop plaquée sur la voie centrale.
Entretien avec Diane Kurys (26mn20) Comme pour "Coup de foudre" et "Après l'amour", la réalisatrice se livre, rentre dans les détails, parle avec énormément d'affection tant des ses acteurs que de ses personnages...Un très beau complément au film !
15 ans après (20mn) : ce module célèbre les retrouvailles des jeunes du film quinze ans après comme l'annonce le titre. En compagnie de la réalisatrice, ils reviennent sur le tournage au gré de souvenirs un rien nostalgiques.
Enfin, la Bande annonce du film ainsi que celles de la Collection Contemporain Studio Magazine et les filmographies de Diane Kurys, Nathalie Baye, Jean-Pierre Bacri, Zabou et de Richard Berry.
En 1943, Lena, juive d'origine russe, est internée dans un camp. Pour échapper à la déportation, elle épouse un français, Michel. Madeleine et Raymond se marie, mais leur bonheur sera de courte durée : il sera exécuté par la milice.
Hautement biographique, il ne s'agit ni plus ni moins que de la vie de ses parents, Diane Kurys nous livre un film poignant, une chronique d'amitié sur fond de seconde guerre mondiale servie par deux comédiennes formidables. Tout y est juste, toujours sur le fil du rasoir et tenu de mains de maître par une réalisatrice subtile. Elle parvient à projeter ses angoisses et à les retranscrire avec énormément de finesse et nous pend aux lèvres de ses deux interprètes.
A redécouvrir de toute urgence !
Par Pascal Faber