Warner continue sur sa lancée et nous propose des transferts particulièrement soignés. La compression accuse une belle fluidité générale, la définition précise et les contrastes divinement appuyés. Les couleurs pour leur part se montrent chaudes et riches tout en bénéficiant une très belle saturation. Seul petit défaut de cette troisième saison, un très léger grain ambiant, plus marqué lors des scènes en basse lumière.
Les pistes stéréo anglaise et française s'en tirent avec tous les honneurs, offrant une belle balance entre les dialogues et les différentes ambiances ou la bande originale. Les dialogues sont certes un peu plus mis en avant sur la version française mais le doublage demeure bien réussi et relativement fidèle à la version originale.
On trouve pour cette saison trois commentaires audio (« Le sang des héritiers », « Le prix de la vérité » et « La mémoire dans la peau »), toujours sans le moindre sous titre. Au fil de ces commentaires, les comédiens semblent s'amuser beaucoup plus que les personnes intervenants d'un point de vue purement technique, mais chacun contient son lot d'informations qui contentera le fan qui se respecte.
On trouve également quelques scènes inédites (vost) disséminées au gré des épisodes mais sans grand intérêt, le second volume de La chronique de Chloe (19mn15 – vost), un petit bêtisier (4mn31 – vost) rarement drôle et une featurette purement promotionnelle.
Le jeune Clark Kent doit faire face aux défis, aux espoirs et aux désirs de tout adolescent mais il doit en même temps découvrir et apprendre à maîtriser ses pouvoirs surnaturels. La vie de Clark est marquée par Lana Lang, pour qui ses sentiments sont de plus en plus forts, par son ami Lex Luthor qui deviendra plus tard son pire ennemi et par la ville elle-même qui est régulièrement hantée par les effets surnaturels des fragments de météorites.
Comme ce fut le cas pour Urgences ou bien pour Alias, cette troisième saison se montre bien moins efficace que les deux précédentes et les personnages tendent à stagner là où on les avait laissé. L'humour est moins présent, au profit certes d'un côté légèrement plus sombre, marque d'une maturité que l'on espère retrouver lors de la quatrième saison. Quoiqu'il en soit, Smallville demeure une série pleine de rebondissements et passée la déception, on entre de plein pied dans l'univers du jeune super-héros.
Par Benjamin Bach