Quel dommage que le master utilisé n'ai pas bénéficié d'un bon petit coup de balai afin de se débarrasser des nombreux points blancs qui viennent jouer les troubles fêtes sur cette édition. On note également quelques petits artéfacts de compression créant des tremblements d'images. Pour le reste l'image se montre éclatante, la palette colorimétrique nous propose des teintes des plus naturelles et des couleurs bien saturées, les contrastes sont plutôt bien appuyés et la définition générale très convenable, même si parfois un peu trop lisse.
Les deux mixages Dolby Digital 5.1, indonésien et français sont tout simplement ébouriffant en terme de spatialisation et de répartition sonore sur les différents canaux. Chaque ambiance ou effet sonore est poussé à son maximum pour renforcer ce climat oppressant et ce dans une remarquable clarté créant ainsi un relief des plus convaincant. La bande originale remplie également très habilement son rôle sur les voies arrières parvenant ainsi à nous saisir au moment opportun. Certains trouveront d'ailleurs peut être que c'est un peu trop mais l'efficacité est bel et bien au rendez vous.
En guise de bonus, on trouvera deux clips vidéo, la bande annonce ainsi que cinq teasers.
Vishal et Swati, un jeune couple sans enfant, s'installe dans un confortable duplex perché au sommet d'une tour. Soucieux de ne pas heurter la sensibilité de sa femme, Vishal préfère lui dissimuler les sombres histoires du lieu, et notamment le décès de la locataire précédente, morte en tombant du balcon... Seule chez elle, la jeune femme est en proie à d'étranges apparitions.
Sur le papier, ça paraît extrêmement sympathique, pour ne pas dire assez inoffensif. A l'écran, Bhoot, de Ram Gopal Varma, présenté comme un film fantastique Indien – ce qui attise naturellement la curiosité – ne propose qu'un recyclage éhonté et cheap de tout ce qui a déjà été fait ailleurs et en mieux. Malgré la tentative louable, l'ensemble ressemble à une sitcom filmée au microscope avec des acteurs qui ressemblent à des sosies de stars des années 80, une mise en scène qui se résume à des contre plongées d'immeubles et une bande-son faite de sonneries. Certains masos trouveront sans doute que ce mélange assez improbable a tous les atouts en main pour devenir culte mais qu'on le digère à n'importe quel degré, tout ce grand foutoir horrifique ne génère en réalité qu'un ennui maladroit. Simplement mauvais.
Par Romain Le Vern