
On a l’impression de voir une VHS sur DVD avec en prime une compression besogneuse. L’image est donc moyennement définie, souvent très bruitée et les couleurs manquent d’éclat. Quant à la copie, elle présente de nombreux défauts récurrents. Certes, le film ne nécessite pas un rendu des plus élégants mais cela n’excuse en rien le pressage indigent que propose MGM.
Une version plein cadre figure sur la face B. |
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Les deux pistes Dolby Surround manquent cruellement de dynamique. Il faudra impérativement élever le niveau de votre ampli pour parvenir à quelque chose de correct. Dommage, car sinon les mixages s’en sortent avec les honneurs même si jamais on ne ressent une réelle ampleur, mis à part parfois lors des nombreuses plages musicales. Le doublage français est de bonne facture. |
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Comme d’habitude chez MGM avec ses éditions simples, on se retrouve avec comme seul bonus, la bande annonce du film. Quant aux menus, ils sont bien sûr fixes et muets. |
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Jonathan est un doux rêveur qui laisse libre cours à ses penchants artistiques quelque soit le job qu’il occupe. Résultat, il passe son temps à se faire virer pour improductivité. Embauché dans un grand magasin en perte de vitesse (au bord de la faillite, la propriétaire est sur le point d’être forcée à vendre), il retrouve sa plus belle création : un mannequin qu’il a amoureusement confectionné. Une nuit, par enchantement, le mannequin prend vie sous les yeux effarés de Jonathan.
Comédie romantique tintée de fantastique (pour le postulat de départ) qui sent bon les années 80, Mannequin possède encore aujourd’hui un réel (et unique) attrait : le charme de son actrice principale. Telle une tornade, Kim Cattrall qui avait déjà en elle à l’époque le peps et le sex-appeal de la Samantha de Sex and the city emporte tout sur son passage et insuffle au récit tout la folie et le rythme qu’un piètre réalisateur n’arrive pas à installer. Résultat, dès qu’elle est à l’écran, cette insignifiante comédie devient visible. Le reste du temps, un humour lourd, le cabotinage des acteurs (Meshach Taylor et James Spader en tête) et une prévisibilité des péripéties plombent le film.
A réserver donc uniquement aux nostalgiques des années 80 (la BO est pas mal dans le genre) et aux fans de Kim Cattrall.
Par Laurent Pécha |
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