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Zone 2
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| Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche |
| Langages : - Japonais Mono |
| Sous-titres : Français
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LA CONDITION DE L'HOMME PARTIE 1/2/3
Il n'y a pas de plus grand amour / Le Chemin de l'
Réalisateur: Masaki Kobayashi
Acteurs : Tatsuya Nakadai, Michiyo Aratama, Kunie Tanaka, Keiji Sada, Kei Sato, Michio Minami
Durée : 560 minutes
Suppléments : Bande-annonce originale. Bande-annonce originale de Harakiri. Livret général.
Date de sortie DVD : 06 déc 2006
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Critique Image
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Partie 1 : Il n'y a pas de plus grand amour : 7/10
Format original 2.35 N&B; compatible 16/9 : premier point positif. Copie chimique restaurée : pratiquement pas de poussières blanches ni de rayures et pas une seule brûlure de cigarette : second point positif. Des défauts chimiques subsistent cependant parmi lesquels des sautes fréquentes de luminosité, une ou deux fins de plans un peu abruptes qui trahissent peut-être une perte à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de montage (nous hésitons à leur sujet et ils sont inférieurs au nombre de doigts d’une seule main, sur 198’ de durée totale) ainsi qu’un un peu de voilage momentané, une ou deux rayures verticales. La numérisation restitue bien les nuances de gris (admirables) la direction de la photographie de Yoshio Miyajima mais le bruit vidéo n’est pas maîtrisé comme il le faudrait sur pas mal de plans, les contours laissent parfois un peu à désirer sur certains plans, et le fourmillement est excessif sur certains autres. Reste que ces 200 premières minutes (sur une durée totale de 560’ environ) sont pour la première fois visibles en DVD zone 2 sous-titré en français : cela fait très longtemps que nous attendions ce moment et on ne va pas faire la fine bouche. On est simplement un peu déçu : on pensait que les Japonais avaient mieux restauré le film et livré des masters de très haute qualité puisqu’il s’agit tout de même d’un des films les plus importants de leur histoire cinématographique et aussi de l’histoire du cinéma mondial. Qu’importe : cette première étape numérique franchie est fondamentale et il faut l’encourager. On envisage désormais avec sérénité la possibilité d’une version parfaitement nettoyée chimiquement, et numériquement compatible HD.
Partie 2 : Le Chemin de l'éternité : 9/10
Format original 2.35 N&B; respecté et compatible 16/9. La copie de cette seconde partie est en bien meilleur état chimique que celle de la première partie. Elle est numérisée cette fois-ci très correctement et même le bruit vidéo est presque parfaitement contrôlé sur sa durée de 177’ 35’’. Direction de la photographie de Yoshio MIYAJIMA toujours aussi « talentueuse » comme le dit la bande-annonce de la Shochiku, aussi à l’aise de jour que de nuit, en plan serré comme en plan de méga-ensemble, qu’ils soient fixes ou en mouvements. L’exemple de la perfection morphologique et syntaxique de cette période.
Partie 3 : LA PRIÈRE DU SOLDAT
Format original 2.35 N&B; respecté et compatible 16/9. La copie de cette troisième partie est en aussi bon état chimique que celle de la seconde partie. Elle est numérisée presque parfaitement, mis à part un défaut fugitif d’une ou deux secondes. Sur 190’ au total, ce n’est pas mal du tout ! La direction de la photographie de Yoshio Miyajima et la mise en scène de Kobayashi utilisent certains éléments typiques de la modernité stylistique des années 60 (utilisation d’arrêt sur image, de photos intégrées dans la continuité, de quelques décadrages, de lents travellings avant subjectifs, etc.) parfaitement alliés au classicisme du reste de la syntaxe. S’il en était besoin, on pourrait projetter ce film comme justification à l’invention du format 2.35 : c’est une de ses plus belles utilisations de toute l’histoire cinématographique du XXe siècle. Un pur diamant dont la technique épurée brille au firmament du « ciel des mouvants ».
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Critique Son
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Partie 1 : Il n'y a pas de plus grand amour : 8/10
v.o.s.t.f. Dolby 1.0 mono : belle remastérisation Dolby du son original. Sous-titrage lisible et très bien traduit par la japonaise Hiroko Govaers qui respecte naturellement l’usage occidental lorsqu’elle traduit les noms du générique. C'est comme cela qu'il faut faire ! Musique de Chuji Kinosita très classique mais employée à bon escient et donc efficace. La seconde section de cette première partie inscrit parfois en caractères japonais à l’image certaines répliques chinoises du dialogue alors que la première section ne le faisait pas : nous supposons que c’est parce que Shochiku a confondu des masters internationaux et des masters à usage interne. C’est sans incidence sur la continuité et sa qualité technique. Pas de v.f. à regretter : elle n’a jamais existé.
Partie 2 : Le Chemin de l'éternité : 8/10
v.o.s.t.f. Dolby 1.0 mono : belle remastérisation Dolby du son original. Sous-titrage lisible et très bien traduit par la japonaise Hiroko Govaers qui respecte naturellement l’usage occidental lorsqu’elle traduit les noms du générique. C'est comme cela qu'il faut faire ! Musique de Chuji KinosHita très classique mais employée à bon escient et donc efficace. Pas de v.f. à regretter : elle n’a jamais existé. Certains fragments de dialogue ne sont pas traduits mais nous sommes incapables de savoir si on perd quelque chose d’important ou de simples interjections ne modifiant ni n’ajoutant rien à ce qui l’est déjà. On est en revanche certain d’avoir la traduction de l’essentiel.
Partie 3 : LA PRIÈRE DU SOLDAT
v.o.s.t.f. Dolby 1.0 mono : belle remastérisation Dolby du son original, d’ailleurs le premier utilisant la technique stéréophonique dans l’histoire du cinéma japonais, comme se plaisent à le rappeler les 3 B.A. des 3 parties. Sous-titrage lisible et très bien traduit par la japonaise Hiroko Govaers qui respecte naturellement l’usage occidental lorsqu’elle traduit les noms du générique. C'est comme cela qu'il faut faire ! Un regret toutefois : que les correspondances personnages-comédiens ne soient cette fois-ci pas traduits au générique d’ouverture, comme dans les deux précédents DVD. Lorsque les Russes s’expriment, des idéogrammes japonais s’inscrivent à l’image pour traduire ce qu’ils disent. Lorsque les soldats japonais s’expriment en chinois (et même une ou deux fois en coréen) ce n’est pas le cas car le dialogue original suffit à éclaircir le spectateur japonais. Musique de Chuji Kinosita ici bien davantage sollicitée que dans les deux précédentes parties : elle est devenue un élément majeur du film. Pas de v.f. à regretter : elle n’a jamais existé.
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