Canal + Video
1974
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1 - Japonais Dolby Mono - Français Dolby mono
Sous-titres : Français (optionnels)
Critique Image
Très beau report. Quelques rares défauts sur la somptueuse copie chimique : quelques « brûlures de cigarettes » et une petite tache blanche sur un plan mais globalement très belle restauration du matériel original : aucune rayure ! La copie neuve est visiblement retirée du négatif. Compression numérique accomplie : excellent contraste, belle définition, belles couleurs. On profite à la perfection des belles idées visuelles de Suzuki et de son chef-opérateur Masao Shimizu : les scènes d'intérieurs (dans le dortoir, la salle des punitions, la chapelle du couvent avec ses vitraux colorés et leurs rayons de lumières) comme celles d'extérieurs tournées en décors naturels (la présentation de la novice Mayumi aux autres soeurs rassemblées dans la cour, le travail aux champs ou la déambulation dans les rues de la ville au début comme à la fin du film) sont magnifiquement restituées.
Critique Son
Deux pistes sont disponibles sur cette édition : le Dolby Mono japonais d'origine sous-titré français ou le doublage Français en mono aussi.
Un dolby mono très correct mais un peu plus étouffé que celui de Joshu Sasori : dai 41 zakkyobo [littéralement : Prisonnière Sasori : cellule 41 mais rebaptisé sur le DVD français Elle s'appelait Scorpion] (Japon 1972) de Shunya Ito, film également réédité en 2003 dans la même collection et provenant de la même grande firme Toei, au si beau logo/plan de la mer se fracassant contre les rochers en Cinémascope. Il faut donc cette fois-ci monter le niveau un peu plus haut pour obtenir l'équivalent en intensité.
Bien entendu, à voir exclusivement en v.o.s.t.f. car la v.f. - techniquement correcte mais qui n'est bien sûr pas d'époque puisque le film n'a jamais été distribué commercialement en France et n'a donc aucune valeur historique - fait perdre toute la magie du langage japonais dont les inflexions primitives, tout à tour gutturales et raffinées, sont irremplaçables pour traduire la psychologie des personnages. On se demande même pourquoi, au fond, on a pris la peine d'en fabriquer une ? D'autant que les sous-titres sont visuellement d'un graphisme élégant et leur taille n'est pas trop envahissante. Notons au passage qu'ils emploient quelques mots d'argot, plus contemporain de nos années 2000 que de l'année 1974 et forcent donc parfois l'ancienne génération de cinéphiles à un amusant décodage.