ACCIDENTAL SPY (THE)
Format 2.35 - 16/9 non offert - DTS - Double couche
Langages : - Version Internationale 5.1 Dolby Digital et DTS
Sous-titres : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié
Critique Image
La qualité technique n’a jamais été le fort des éditeurs hongkongais (on le sait tellement que c’est pratiquement devenu une lapalissade). Au sein de cette calamiteuse réalité se détache pourtant la firme Universe, filiale de Media Asia, qui atteint parfois, sinon pour des films plus anciens, en tout cas pour des bandes de la période récente, un niveau qualitatif auquel il ne manquerait guère plus qu’un encodage 16/9ème pour être tout à fait appréciable (The Longest Nite ou bien encore Tokyo Raiders, A Man Called Hero par exemple). Malheureusement pour les dvdphiles et heureusement (peut-être) pour son identité hors norme qui la rend si attachante, HongKong reste HongKong et continue de nous étonner par l’anarchie, l’extrémisme et l’ambivalence qui la caractérisent. Cela concerne tous les domaines, notamment ce qui nous intéresse spécifiquement ici et qui se situe en aval de l’industrie cinématographique : la conservation et la restauration des copies d’une part, le mastering et l’authoring vidéos de l’autre.
C’est ainsi, alors que l’on pensait l’industrie vidéo cantonaise en voie d’amélioration après quelques éditions prometteuses, que l’on se retrouve avec cette édition décevante et contradictoire (cf. critique sonore ci-dessous). Ce n’est pas tant la tenue de la copie, à peu près correcte (pour HongKong), ni le minimum syndical du transfert numérique, conforme aux meilleurs dvds cantonais, qui sont ici à mettre en cause, mais bien plutôt la définition, en deçà de ce que l’on était en droit d’attendre pour un film sorti en 2001, et surtout l’étalonnage foireux de teinte verte généralisée. Résultat : une image terne et faiblarde qui ne vient pas relever le niveau d’un film, enfin d’un Jackie Chan pour être plus précis, passablement fade et bancal.
Critique Son
Heureusement, il reste l’écoute du film. Une seule version disponible, l’originale, en prise de son direct, internationale et pluri-linguale puisqu’on pourra y entendre du cantonais, du mandarin, de l’anglais, du turc, du coréen et même du français le temps d’une seule et brève réplique. Mais deux systèmes digitaux proposés : d’une part un 5.1 DD d’une excellente facture ; de l’autre son équivalent DTS, supérieur parce que plus ample, plus dense et plus dynamique.
Les deux mixages révèlent une puissance et des qualités étonnantes : en dépit d’une voie centrale sous-mixée dont les dialogues sont souvent étouffés par le reste, tous les canaux y sont mis à contribution et les effets sont nombreux et variés. En témoigne le débit délivré par le DVD, dont le niveau est presque constamment à son maximum, c’est-à-dire scotché à dix. On notera ainsi la participation constante et intelligente des voies arrières. La musique, tout droit sortie d’un synthé pourri, est parfaitement mise en valeur et accompagne constamment les images de la plus belle façon (techniquement parlant), malgré son caractère à la fois fortement rudimentaire et exagérément oriental.
Principal défaut de ces deux pistes : une utilisation parfois maladroite et exagérée du canal de grave (une chaise qui roule et l’on entend un tremblement de terre) et un manque encore certain de savoir-faire : cela manque de perfection, de précision, de finition, de clarté, de subtilité.