La photographie très naturelle du chef opérateur Julian Whatley qui donne un côté indépendant au film est particulièrement visible dans le DVD à travers une atmosphère intimiste proche du documentaire. La lumière un peu plate et l’image un peu molle sont donc des choix artistiques du réalisateur et peuvent plaire ou pas, à l’instar du cadrage pour le moins particulier coupant systématiquement les personnages de façon pas forcément gracieuse. La reproduction en DVD suit donc scrupuleusement l’esthétique du film et donne à voir à loisir les multiples flous de la réalisation, les plans un peu sombres, les visages peu éclairés, etc. Quelques fourmillements sur les surfaces planes et uniformes mais rien de très dérangeant. La compression du film s’en tire donc plutôt bien avec cette photographie réaliste très inhabituelle.
Critique Son
Aucune piste en VF proposée, ce qui reste dommageable pour les non anglophones. Les versions anglaises en stéréo et en 5.1 sont bien équilibrées avec une distribution répartie de manière égale sur les deux enceintes pour la stéréo, et les dialogues réservés à l’enceinte centrale et la musique aux latérales et aux arrières en 5.1. Les dialogues restent parfaitement audibles en stéréo comme en 5.1, ce dernier étant surtout appréciable pour la musique qui tient une place importante dans l’histoire. Le mixage du DVD lors des séquences des enregistrements en studio est ainsi particulièrement réussi laissant entendre les différences sonores que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur du studio. Le caisson de basse, peu utilisé dans un film intimiste, l’est à bon escient dans la scène en boîte de nuit. Un mixage sans fioriture auquel il ne manque qu’une piste en français.