
Compte tenu de l’âge du film (près de 80 ans), on ne peut que saluer les efforts de l’éditeur en matière de remasterisation. Le master a en effet bénéficié d’une attention toute particulière et l’on redécouvre ce chef d’œuvre dans des conditions qui réjouiront tous les cinéphiles. Le noir et blanc est bien géré et la compression se montre d’une belle tenue. |
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Les pistes mono accusent une bonne dynamique d’ensemble mais l’on regrettera un souffle un peu trop présent sur la piste française. Quoiqu’il en soit, sur l’une comme sur l’autre, les dialogues demeurent clairs, avec, une nouvelle fois, une nette préférence pour la version originale. |
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The Little Maestro (10mn49 – vost) et Little Buck Cheeser (7mn40 - vost) : Court métrage de la MGM de 1937 pour le premier et dessin animé de la même année pour le second, il est fort plaisant de découvrir des petits film de l’époque surtout quand ceux-ci, même s’ils n’ont aucun rapport avec le film, se révèlent particulièrement plaisants. |
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La goélette de pêche « We’re here » n’a pas pour habitude de remonter dans ses filets ce type de poisson : Harvey Cheyne, un enfant de dix ans passé par-dessus bord du yacht de son père. Seulement, le « We’re here » ne retourne pas au port avant des mois et Harvey n’a donc d’autre choix que de partager la vie de ces matelots. Enfant gâté, capricieux et pleurnichard, le gamin est tout d’abord rejeté par l’équipage. Mais au contact de Manuel, matelot au cœur d’or qui se prend d’amitié pour lui, Harvey change et devient un jeune homme tout à fait respectable.
Adapté du roman de Kipling, ce film, qui doit beaucoup de sa force à la présence et à l’immense talent de Spencer Tracy, est bien trop souvent passé sous silence dans la filmographie de Victor Fleming (Le magicien d’Oz, Autant en emporte le vent, Docteur Jeckyll et Mister Hyde…). C’est pourtant à cette occasion que Tracy remporta pour son rôle de marin l’Oscar du meilleur acteur (l’anecdote veut que sur la statuette fut gravé Dick Tracy, une malheureuse erreur qui ne manque pas de piquant !). Il se dégage de ce chef d’œuvre un parfum de tendresse diffusé par un tandem de premier choix. Spencer Tracy et le jeune Freddie Bartholomew procurent au film un élan d’amour et rendent attachant chaque instant de ce parcours initiatique en pleine mer. Que dire de plus que l’on succombe dès les premières images et que la magie ne nous lâche pas.
Par Benjamin Bach |
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